MORTALITATIS MEMOR IPSE SIBI VIVENS POS. OBIIT XXV
DECEMB. ANNO M. D. C. XI. (l).
« A Dieu très bon et très grand »
« Tu es mortel, souviens-toi que tu dois mourir, ami lecteur, si tu as de la raison. Qu'est-ce que notre vie ? Une bulle, un souffle, un songe ; elle est plus vide que tout. Tu la crois assurée, elle chancelle; permanente, elle s'en va; ajoutant les
(i) Cette épitaphe a été souvent reproduite. Je donne le texte de SwEERTius, « Selectae christiani orbis deliciae », Cologne, i625, pages 674-675.
années, elle les soustrait. Elle est toute perfide et fuyarde. Comment sais-tu, toi qui lis ceci, si tu verras le lendemain. Pour personne, il n'est d'heure assurée : tandis qu'elle se dresse et s'avance d'un pas sûr, la Mort renversant tout avec sa faux. Veux-tu ne pas la craindre, la cupide et l'horrible? Travaille à mourir avant la mort.
Pierre Pantin, se souvenant de la mort, s'est élevé ce monument de son vivant. Il trépassa le 25 décembre 161 1 ».