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Lors en une clameur qui monte du sol dur
Pour blasphémer les destinées, Vers le dernier prophète aux yeux fiers, au fnjnt pui
Les vieilles Plaintes condamnées Tendent pour un suprrme espoir leurs mains fanées, Avec l'élan naiT et le courage obscur
Qui sont aux filles nouveau-nées !
Mais Lui les encourage avec un tendre émoi : « Vous qui souffrez de trop de gloire
Et qui de vos palais descendez jusqu'à moi Courbés sous un poids de victoire,
Soyez glorifiés au faste de l'histoire !
Ce n'est donc pas en vain que j'ai crié ma foi Malgré l'insulte et le déboire !
En riiommo un Dion s'élance et grandit par l'ellorl,
D'un mal secret qui le travaille.
La science l'exalte et l'orgueil le rend fort.
11 jouit, rit, se bat et raille Jusqu'au soir de détresse où tout son cœur tressaille. Enlin le Dieu voilé rompt l'ultime muraille
Et la Vie a vaincu la Mort ! »
LE TEMPLE ABANDOiNiNÉ
.1 Madame Lucien Le Foyer-
Mon cœur s'est refermé comme un temple morose, Abandonné des Dieux et seul dans TUnivers, Mon cœur triste n'a plus d'idole ni de rose, Et j'ai chassé du seuil les sots et les pervers.
Je le vois, — car je sais me regarder moi-même, — Je le vois qui s'effrite au soleil lentement, Et dans l'auguste nuit des siècles, sans blasphème. Sans cantique, vieillard de pierre, s'endormant.
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Mais une voix m'a dit, mensongère et céleste : « Pour un rêve plus pur, pour un désir plus haut, « Pour un Dieu qui n'est plus fugitif et funeste, « Le temple de ton cœur sera rouvert bientôt. »
Et j'attends, prêtre sans ouaille et sans relique, Le Dieu sage, inéclos dans l'espace et le temps, Et qui dans l'Absolu s'attarde, magnifique... 11 ne viendra jamais, et toujours je l'attends !
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