INTRODUCTION
Alfred Fournier, en 1886, écrivait : « La syphilis héréditaire tardive ne jouit parmi nous que d’un crédit des plus restreints, elle ne compte encore que bien peu de croyants. » Et il citait ce mot des médecins de l'époque : « On n’en a jamais fini avec les prétentions de la vérole ».
En 1934, il en est toujours ainsi. Certains y croient, d’autres ne veulent pas reconnaître son influence. Et cependant elle existe.
Nous nous proposons, à propos d’un symptôme banal, l’hydarthrose, de chercher avec quelle fréquence la syphilis héréditaire tardive intervient dans la constitution de ce symptôme, et de grouper les signes particuliers qui nous permettront, devant une hydarthrose, de reconnaître son origine hérédo-svphilitique tardive.
Nous avons été très heureux, à la lecture des travaux publiés sur la question, de constater qu'elle n'avait pas été étudiée uniquement par des syphiligraphes, que l’on peut toujours avec facilité accuser de déformation professionnelle.
Des chirurgiens ont insisté sur l'importance du diagnostic pour le traitement ultérieur, et surtout des ophtalmologistes ont mis en valeur la fréquence de ce symptôme de syphilis héréditaire tardive, et expli-
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qué pourquoi beaucoup des malades qui en étaient affligés ne consultaient pas, ou consultaient dans d’autres services que dans ceux de syphiligraphie.
Cette constatation incitera peut-être certains, qui doutent volontiers des formes peu apparentes de la syphilis héréditaire, à les rechercher plus souvent. Ils en seront récompensés, toutes les fois qu'ils les auront précocement découvertes, par de bien jolis succès thérapeutiques.