APPAREIL. — PROCÉDÉ
fermer R,;on met alors, au moyen du robinet à 3 voies R,, en communication avec l'air, à volonté la burette B ou le tube en U, et le liquide est recueilli dans les ballons F, ou K,. L'opération ne demande que quelques secondes, et, en remettant les clefs des robinets dans leur position initiale, on continue l’hydrogénation.
Un manomètre est branché sur la conduite, et l'on règle le vide produit dans l'appareil au moyen du tube effilé A et d’une pince à vis.
Un manomètre différentiel, avec un tube barométrique, placé un peu plus loin, qui n’est pas indiqué sur la figure, permet la mesure des faibles dépressions {quelques em. de Hg.).
Toutes les parties de l'appareil sont soudées entre elles. Les fuites qui proviennent des bouchons sont ainsi complètement évilées, et avec des robinets choisis et graissés on peut réaliser des vides excellents, sans craindre la moindre rentrée d'air, condition essentielle pour la longévité du catalyseur. La nécessité de la présence de l'oxygène dans les catalyseurs au nickel, admise depuis les travaux de Willstaetter, a été, en effet, contredite en 1924 par Kelber, qui, en réduisant Ni{CN}° par l’hydrogène, a obtenu un métal très actif. Ce catalyseur se comporte entièrement comme le nickel provenant de l'oxyde. De même, Schlenck a réussi, en 1923, à préparer l’hydrure Ni à partir du chlorure; c'est également un bon catalyseur fixant l'hydrogène sur beaucoup de composés non saturés. Donc, l'oxygène, non seulement n'est pas utile à son action, mais tue son activité dès la température ordinaire.
Des soudures sont faites sur place au chalumeau à main, et le remplacement d’un tube à catalyse par un nouveau ne nécessite que quelques minutes. — Il m'est agréable de rendre, ici, un hommage de respectueuse reconnaissance à M. Moureu, puisque, sur ses conseils et dans son laboratoire où j'ai fait un séjour de dix-huit mois, j'ai appris le travail du verre qui ma permis d'aborder un tel sujet.