PRÉFACE
l’économie fournit incessamment, Armand Gautier a bien mis en lumière l’utilité d’éliminer au dehors ces toxines, et Bouchard et ses élèves nous ont donné la preuve expérimentale de ces intoxications et le moyen d'y remédier.
Enfin, la découverte des poisons sécrétés par les microbes a permis d’établir un troisième groupe de maladies contre lesquelles l’hygiène prophylactique peut lutter, ce sont les toxi-infections, comme je les ai appelées, infections par les microbes qui les produisent, intoxications par les toxines que ces microbes sécrètent.
Dans cette grande question de la prophylaxie, les pouvoirs publics doivent marcher d’accord avec l’hygiéniste, et si c’est le médecin qui doit dicter ces mesures hygiéniques, elles doivent être exécutées et ordonnées soit par l’Etat, soit par les communes. La législation joue donc un rôle considérable en pareil cas. Aussi, ai-je terminé ces leçons par une conférence sur la législation de l’hygiène prophylactique, et je tiens ici à remercier M. le docteur A. -J. Martin qui a bien voulu se charger de ce soin; il a montré avec une lucidité parfaite quelles sont nos lois de police sanitaire et combien sont nombreuses les révisions qu’elles doivent subir.
J’espère que l’accueil si bienveillant qu’ont reçu mes précédentes leçons sera réservé à ces conférences d’hygiène prophylactique et que le médecin trouvera dans les développements dans lesquels je suis entré des enseignements utiles.
Dujardin-Beaumetz.
Mai 1889.