I-o.pete„ee du physiologiste devient indisp
II n'est pas dans toute la carrière médicale de ntiment plus agréable, plus réjouissant, que d
P-er que notre science ré,il k vie ,,2Cl
-d.v,aus : le . fondement de la famille .. c^te
a Prague de la médecine est se.ée d-écueS e de déceptions, mais la connaissance des lois
rance "' " "" '°""' ^"^ ^''^""'"^^ ^' ^spé-
Je voudrais dans ces leçons, messieurs, vous
-t.er a, uel,ues-uns des secrets du Médecin.::
2ns 'IZ •^"''"""^ ^"^ nous soulèverons
serons méditées avec sérieux, sans qu'aucune allusion déplacée ne vienne à votre esprit
' Il serait bien facile de discourir tout un semestre sur ce thème, mais je n'abuserai pas à ce point de votre temps; je réduirai mes conférences à trois. La première traitera des organes génitaux, de leur
anatomie et de la physiologie des fonctions génitales. Le mariage fera le sujet delà seconde. Enfin, dans la troisième, nous nous occuperons des maladies qui peuvent être la conséquence de Taccomplissement des fonctions génitales.
J'autorise chacun de mes auditeurs * à me faire verbalement ou par correspondance toutes les
observations personnelles ou anonymes qu^il jugera convenable de m'adresser. Je m'efforcerai, dans la prochaine leçon, de répondre aussi exactement
qu'il me sera possible de le faire. Seulement, je désire que Ton s'abstienne de toute discussion relative à ces leçons ou à un chapitre de l'une d'elles dans les journaux. Il pourrait facilement
arriver que des observations de ce genre exigeassent une analyse plus détaillée, une réponse
plus précise, plus crue si je puis m'exprimer ainsi,
(1) L'autorisation d'interpeller le conférencier soit verbalement, soit par lettre n'a été accordée qu'aux auditeurs et non aux lecteurs de ce livre. Je tiens tout particulièrement à rappeler que je ne me charge d'aucun traitement de maladie vénérienne par correspondance. Les cas de ce genre nécessitent plus qu'un examen personnel du malade et rinfluence du médecin sur le patient. Je
suis d'ailleurs convaincu que, dans notre pays, la plupart (îeS
malades trouveront près d'eux d'excellents médecins.
l'hygiène sexuelle, science naturelle 7
et je n'ai nul désir de publier de tels détails dans les journaux*.
Il est une chose dont je crois devoir vous prévenir. J'aborderai mon sujet sans la moindre réticence, et j'entrerai dans tous les détails que comporte notre thème. Il se peut que cette manière de faire éveille chez l'un ou l'autre d'entre vous une véritable répulsion, et je crois que ceux qui ne se sentent pas sûrs d'eux sur ce terrain feront mieux de se retirer dès maintenant.
Enfin, une dernière confidence. Je m'efforcerai
dans ces conférences d'être empirique autant que possible, et jamais doctrinaire. En effet, la conception de la vie, telle qu'elle résulte pour chacun de nous des connaissances puisées à des sources diverses et qui ont été plus tard l'objet de nos méditations personnelles, cette conception, dis-je, pourrait s'affirmer de temps à autre sans recueillir
les suffrages de tout [e monde; au contraire, Tex-
périence, c'est-à-dire les lois et les enseignements directs de la nature, ne saurait être récusée par personne.
L'hygiène sexuelle, science naturelle.
L'hygiène sexuelle est une véritable science
(1) Cette phrase n'a évidemment plus sa raison d'être depuis la
publication de cet ouvrage.
rj?
ta*
naturelle, et les conséquences morales qui en découlent sont irrécusables pour tout homme qui ne s'écarte pas de la logique. Une étude de ce genre paraîtra peut-être illusoire et inutile à quelquesuns d'entre vous, puisque la morale religieuse et philosophique nous trace une excellente ligne de conduite dans les mœurs qu'elle nous prêche, touchant les rapports sexuels. Je pense, pour ma part, que cette étude est loin d'être inutile, c'est-àdire qu'une morale sexuelle naturelle^ expérimentale, est celle qu'il nous importe de connaître avant toutes les autres. Une telle science devrait d'abord s'appuyer sur la physiologie et la pathologie ; ce qui est contre nature, ce qui trouble
l'équilibre de l'âme ou du corps doit être considéré comme condamnable, et rejeté aussi loin que possible.
Comme la question des rapports sexuels ne saurait être tranchée en se plaçant à un point de vue individuel, les résultats auxquels ont abouti les études des sociologistes doivent être pris également en conslaératlon, et nous devons en déduire ce premier principe : que personne n'a le droit
de se procurer des jouissances capables de provoquer chez ses semblables des peines ou des malheurs, et sur notre terrain comme sur les autres notre premier devoir est de tendre à ce que le
CONCEPTION PESSIMISTE de la vie sexuelle plus grand nombre d'individus possible recueille la plus grande part de bonheur possible.
Conception pessimiste de la vie sexuelle.
Il est arrivé plus d une fois à des esprits sérieux et bien pensants, qui s'étaient appliqués à sonder
jusque dans leurs derniers replis les (égarements
de la vie sexuelle, d'aller jusqu'à considérer cette fonction tout entière comme une calamité corruptrice et avilissante de l'humanité. Ils ont déclaré un peu trop légèrement peut-être, que la reproduction des êtres humains n'eût pas dû dépendre d'un accouplement, d'un croisement des deux sexes.
On s'est encore élevé contre les lois de la nature
en se plaçant cette fois à un point de vue tout différent. Dans ses Utopies dans la réalité, Auguste Strindberg a soutenu qu'une génération asexuée représente un stade aussi élevé sinon supérieur là celui d'une génération sexuée. Mais si Ton se donne la peine de réfléchir quelque peu, on com= Iprendra facilement l'importance de la génération .exuée. Admettons pour un instant la théorie Wolutionniste; nous voyons immédiatement que es efforts constants des individus vers la posseskn du sexe opposé au leur, ont développé des Facultés et porté des fruits qui fussent restés stériles et sans profit. Un simple regard jeté sur la
nature nous montre combien Timportance et les conséquences des rapports sexuels sont grandes.
Ce n'est que par eux et pour eux [que fleurissent les lys des champs et que s'épanouissent les roses dans leurs bosquets; ce n'est que pour eux que chantent les merles et les rossignols, que les fleurs se parent de si riches couleurs et que les animaux revêtent des formes si élégantes. C'est enfin pour eux que Thomme et la femme tendent sans cesse à parfaire leur développement physique et intellectuel, se donnant pour prix l'un et l'autre la force et la beauté. S'il n'existait plus de vie génitale la vie tout entière ne deviendrait qu'un désert aride, sans but et sans consolation. Les arts et les sciences, la poUtique et la jurisprudence, voire même une grande partie de la religion, n'auraient plus de raison d'être'.
Anatomie et physiologie des organes génitaux
de rhonime.
Il est impossible d'aborder l'étude des rapports sexuels sans connaître l'anatomie et la physiologie des organes génitaux; aussi vais-je en donner
maintenant une courte description. Pour quiconque
ne se contente pas de contempler les choses à leur
(1) Comparez Kraft-Ebing, Psychopalhia sexualis, Stuttgard, 1888, t. II. -
ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DES ORGANES DE l'hOMME \i
surface, cette étude nous révélera beaucoup de traits parmi les plus extraordinaires de la nature.
Je passe naturellement sur les différentes idées
émises au sujet de l'origine des sexes, de la conception de l'idée de sexe, et sur les dilTérences sexuelles que l'on rencontre en remontant des êtres inférieurs vers ceux qui appartiennent à un rang plus élevé; j'arrive d'emblée à l'étude des organes génitaux de l'homme.
Remarquons tout d'abord que situés en dehors du corps, ils se présentent sous forme d'appendice visible, à la région inférieure du tronc. Au point de vue fonctionnel, on les divise en trois parties * selon qu'ils sont destinés à l'élaboration du liquide fécondant, à son transport par l'intermédiaire d'organes canaliculés, ou enfin à la copulation.
La substance destinée à créer de nouveaux Individus est élaborée dans les testicules. Ce sont deux glandes semblables par leur grandeur, leur forme
et la situation qu'ils occupent. Elles sont constituées par de fins canaux. Leur étrange fonction s'affirme à l'âge de la puberté et se tarit généralement dans la vieillesse. Un testicule, normalement
développé, mesure environ 5 centimètres dé long,
2 1/2 de large et 3 d'épaisseur, il pèse à peu près
16 grammes. Au point de vue de sa configuration extérieure, on peut y distinguer deux portions :
la première, le testicule proprement dit, a la forme d un œuf un peu aplati, et représente à peu près les 3/4 de l'organe tout entier; la seconde, Tépididyme, s'ctend sous forme d'organe allongé, presque
cylindrique, le long du grand axe du testicule.
De chaque testicule s'élève, entouré d'enveloppes
membraneuses, le cordon spermatique; il se dirige
vers le canal inguinal à travers lequel il pénètre
dans la cavité abdominale. Le cordon est constitué
par le canal déférent, des artères, des veines, des
lymphatiques, des nerfs, et enfin par du tissu con-
jonctif qui réunit tous ces organes entre eux. Il
me faudrait trop de temps pour vous décrire toutes
les enveloppes musculaires qui recouvrent ces
organes ; je passe donc sur ces détails et vais me
contenter de décrire les organes auxquels sont
dévolues les fonctions les plus importantes.
Le testicule est constitué essentiellement par une multitude de canahcules extrêmement fins
(1/6 de millimètre), repliés un grand nombre de fois sur eux-mêmes, et que l'on désigne sous le nom de tubes séminifères. Ces canaux ajoutés les uns aux autres dans un testicule normal ne mesurent pas moins de 400 mètres. C'est dans leur intérieur que se forment les spermatozoïdes, produits des modifications des cellules qui tapissent la paroi des canalîcules. Les spermatozoïdes se présentent SOUS là
ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DES ORGANES DE l'hOMME 13
forme de tout petits organismes n ayant pas plus de 0™™,004 de longueur, et larges de moitié. Ils sont pourvus d'une queue filiforme dont les dimensions égalent sept à dix fois celles du corps.
On se fera peut-être une idée plus exacte de la
petitesse des spermatozoïdes en songeant qu un millimètre cube de sperme en contient environ dix millions.
Au microscope, ils paraissent formés d'une substance homogène, nacrée, qui, au point de vue chimique, se compose probablement d'albumine, de graisse et de phosphate de chaux. Les spermatozoïdes fraîchement éjaculés ont la propriété remarquable de se mouvoir par des contorsions et des oscillations rapides provoquées elles-mêmes par des ondulations de leur queue. Grâce à ces mouvements, les spermatozoïdes progressent généralement en ligne droite et dans la direction vers laquelle se tourne leur extrémité effilée. Leur vitesse
de progression a été évaluée à 4 millimètres par [minute.
Parvenus dans les organes génitaux femelles, ces animalcules peuvent conserver pendant huit à dix jours la faculté de se mouvoir; dans certaines circonstances ils s'arrêtent quelques heures après leur introduction.
Il est hors de doute que les spermatozoïdes sont
VJl
l'hygiène sexuellk
les seuls éléments féconJanls du sperme; ce dernier est d'ailleurs rendu plus fluide et plus apte à être projeté dans les organes génitaux femelles par des produits de sécrétion que lui fournissent différentes glandes. Quand, en examinant le sperme d'un individu, on constate l'absence de spermatozoïdes, on peut affirmer que cet homme est impuissant, c'est-à-dire inapte à engendrer des enfants;
cette impuissance n'entraîne nullement par ellemême l'impossibilité du coït.
La préparation du sperme étant terminée, celui-ci a besoin d'un appareil de transport pour l'amener à sa destination dernière. Cet appareil se compose d'un canal à coudures nombreuses, mesurant environ 33 centimètres de long*. Il s'échappe de chaque testicule pour remonter vers le bassin en passant par le canal inguinal, et aboutir à la portion la plus élevée de l'urèthre.
Les parois de ce canal sont constituées par d'épaisses et puissantes couches musculaires qui ont la propriété d'accomplir de très fortes contractions péristal tiques. Tout près de Tembouchure du canal déférent dans l'urèthre, se trouve un diverticule, la vésicule séminale, qui sert de réservoir au sperme élaboré et peut-être de glande élaboratrice du liquide mélangé au sperme au moment de Téjaculation.