‹ L'hygiène socialeChapitre 9 sur 80 · ANNEXE B · texte numérisé non relu

ANNEXE B

Services de vaccination de l'Académie de médecine de Pari«9

Voici les chiffres de vaccinations el de revaccinations pratiquées à l'Académie de médecine depuis 1889.

innées

Vaccinations .

Revaccinations

a.iao

On voit que le chiffre des vaccinations varie peu depuis 1889 et ne se relève un peu que pendant les épidémies de variole (1898 et 1900).

Pendant ces épidémies, le chiffre des revaccinations, très faible d'ordinaire, se relève beaucoup ; il est devenu 4o fois plus grand qu'à l'ordinaire en 1900, 25 fois plus grand en 1894.

Voilà ce qu'on peut considérer comme la part de la population parisienne. En outre de ce service, un crédit de 20.000 francs, ouvert par les Chambres, permet à l'Académie de faire fonctionner un office vaccinal qui fournit gratuitement, sur demande^ des tubes de vaccin de génisse en France et aux colonies françaises.

Voici le résumé des opérations de ce service depuis 1889. Le tableau indique le nombre de génisses ayant servi à la récolte» et le nombre de tubes envoyés.

Innées

Nombre

Nombre

de génisses

de tubes

i4.8ai

ao.3a5

iâ8

L'influence des périodes d'épidémie se traduit encore ici par une augmentation brusque des chiffres de Tannée 1893 à Tannée i894) et de 1899 à 1900.

Il est impossible de comparer cette statistique à celle que j'ai donnée dans le texte pour les centres vàccinogènes allemands. L'unité est probablement différente dans les deux cas. Sinon on ne comprendrait pas que le rendement par génisse soit aussi différent dans les deux pays, et qu'il suffise à Halle, par exemple, de 49 génisses pour faire un service de i65.ooo doses, tandis qu'il a fallu à Paris 276 génisses pour produire seulement 128.000 tabès. Si on suppose, ce qui est probable, que le rendement en vaccin est le même *dans les deux pays, il faut alora compter par génisses, et alors on voit que en 1898, 1.200 animaux avaient passé au service en Allemagne, dans les 23 instituts existant à cette époque, tandis qu'à ce moment il y en avait six à sept fois moins en France. En portant à notre compte les 4oo génisses de MM. Ghambon et Ménard, dont le vaccin n'est, pas gratuit, nous sommes encore loin de suffire aux besoins d'un service de vaccination obligatoire.

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