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commissure postérieure de la forme labiée. L’orifice hyménal a la forme d'un demi-cercle auquel on peut considérer deux bords : un bord inférieur concave, un bord supérieur plus ou moins rectiligne. L’augmentation de hauteur de la commissure postérieure fait que l’orifice hyménal se rapproche plus ou moins du méat urinaire. Afranio PEeixoTo a décrit une forme très rare, l’hymen semi-lunaire inversé : c'est plutôt une forme en fer à cheval dont les cornes sont orientées vers la commissure postérieure.
3’ Forme en fer à cheval. — Elle se rapproche beaucoup de la précédente. Le bord inférieur concave prend plus d'importance, empiétant à droite et à gauche sur le bord supérieur qui prend de ce fait une forme convexe. L’orifice ainsi limité a la forme d’un croissant plus ou moins effilé à ses extrémités.
4° Forme annulaire. — On peut la faire dériver de la forme labiée en supposant l'augmentation en hauteur de la commissure supérieure. L’orifice affecte alors une forme plus ou moins régulièrement circulaire, située généralement à un niveau assez élevé; néanmoins, la commissure postérieure reste souvent plus importante que l’antérieure. Nina RoDRIGUES rapproche de cette forme annulaire les formes à orifice excentrique, les formes à orifice plus ou moins allongé (forme ovalaire), la forme en bourrelet, etc...
Ces quatre formes les plus fréquentes de lhymen peuvent, sans cesser pour cela d’être normales, présenser au niveau de leurs bords certaines irrégularités leur donnant un aspect particulier. Il importe de bien les
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connaître pour ne pas y voir là les effets d’une tentative de viol, par exemple.
Dans la forme labiée surtout, les bords de l'hymen offrent souvent des sinuosités plus ou moins accentuées. Ailleurs, on trouve parfois des encoches superficielles arrondies, sortes d’ondulations plus accentuées (hymen encoché), plus profondes, ces encoches déterminent la formation de dentelures (hymen dentelé), plus marquées encore, elles séparent des saillies multiples, minces, longues ou courtes, analogues à des villosités (hymen fimbriatus, frangé, villeux). Ces franges sont surtout nombreuses sur le bord libre, on peut en trouver quelques-unes sur la face vestibulaire de l’hymen, autour du méat, sur la face interne des pelites lèvres, parfois même sur la muqueuse du vagin, elle ne sont donc pas spécifiques de l’hymen (DaLLA VoLrTaA).
Ces particularités des bords peuvent n'exister que d’un seul côté de l’hymen et on peut donner à de telles membranes les noms d’hymens hémi-encochés, hémifrangés, etc. L'examen de plusieurs pièces anatomiques nous a permis d'en retrouver des exemples.
Quoi qu'il en soit, la forme la plus importante, tant par sa plus grande fréquence que par son intérêt au point de vue médico-légal, est celle des encoches congénitales que nous étudierons plus loin à propos de leur diagnostic différentiel avec les encoches traumatiques. Nous rappelerons néanmoins iei qu’elles semblent plus fréquentes dans la forme labiée : sur cinquante observations, nous avons relevé 11 fois la présence de ces encoches, dont 7 cas pour la forme labiée, 2 cas pour la forme semi-lunaire, 2 cas pour la forme en fer à cheval.