‹ L'hyperémie et son action thérapeutiqueChapitre 11 sur 111 · PARTIE SPÉCIALE · texte numérisé non relu

PARTIE SPÉCIALE

démontré le premier que ces phénomènes sont régis par des lois tout à fait établies. Il s’appuyait sur la loi biologique fondamentale d’ Arndt, qui s'applique à des conditions normales ; elle est basée sur la loi des contractions de Pflüger * en la généralisant, et peut être énoncée comme suit : De petites irritations excitent l’activité vitale, les irritations moyennes l’augmentent, les fortes la diminuent et les plus fortes la suppriment. Schulz déclare, que cette loi conserve toute sa valeur pour les effets des remèdes et des poisons et qu’elle est également valable dans les états pathologiques. Il ne faut pas oublier dans ce dernier cas, que des irritations qui ne sont pas fortes pour un organisme sain peuvent l’être pour des organes malades.

Ces variations dans l’effet produit sur l’organisme existent aussi pour les agents physiques et même, peut-être, à un plus haut degré que pour les médicaments qui n'ont pas une action très énergique. Il suffit de citer l’application de l’eau froide, avec laquelle l’effet dépend tout à fait de l’intensité et de la durée du traitement : la moindre faute peut changer l’effet bienfaisant en influence nuisible.

Nous arrivons au même résultat, si nous examinons les deux procédés que nous avons décrits au début de ce travail, c’est-àdire l’hyperémie active produite par l'air chaud et l’hyperémie passive par les bandes élastiques ou les appareils à aspiration. J’ai dit que l’hyperémie active, produite seulement pendant une ou deux heures par jour, est un des agents résolutifs les plus importants, et dont l’effet se montre surtout lors de la résorption des œdèmes. Par contre, j'ai déjà mentionné dans mon travail de 1893, que l’air chaud a 100° appliqué quotidiennement pendant sept à dix heures sur une partie du corps, produit de forts œdèmes.

L’hyperémie par stase employée d’une manière modérée est un des meilleurs moyens analgésiques dans diverses affections ; mais si l’on exagère la stase, elle produit au contraire de vives douleurs et des sensations très pénibles.

Le même procédé, employé modérément, produit un effet favorable dans toute une série de maladies infectieuses, soit chroniques, soit aiguës ; mais en l’employant trop fortement il devient nuisible pour les mêmes affections et les aggrave quelquefois.

C’est, ce que nous devons toujours nous rappeler lorsque

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