‹ L'Hyperthermie HystériqueChapitre 7 sur 8 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Sauf dans un cas de Debove où l'administration de 9 gr. d'antipyrine fit tomber brusquement la température, en général, les antithermiques sont impuissants à faire cesser ou même à modérer l’hyperthermie.

Barié avoue que l'emploi des médications les plus variées fut impuissant.

Par contre, la suggestion qui joue un grand rôle chez les hystériques, a paru souvent amener la cessation de l'hyperthermie et des phénomènes concomitants.

Jacobi affirma à sa malade qui faisait de la pseudodothiénentérie, qu'elle pouvait se lever sans danger et que quelques séances d’électrisation de l'abdomen, sur le siège de la douleur la dissiperaient rapidement. Les séances furent faites avec le pôle positif sur la région ovarienne et le négatif sur la région lombaire, la douleur était disparue au bout de dix jours.

Estèves employa tour à tour la quinine, l'antipyrine, le salicylate de soude, il n’obtint aucun succès et au bout de quinze jours, voyant l'inutilité des moyens employés recourut à la suggestion. Le thermocautère

chauffé au rouge blanc et promené à une certaine distance, guérit la malade en deux ou trois séances.

Nous citerons encore un cas d'Hanot et Boix, traité à l’aide de purgatifs, de benzo-naphtol et de sulfate de quinine, médicaments qui n’influèrent jamais sur la courbe thermique.

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