‹ L'Hypertrophie Du Thymus: Exposé Des Notions Acquises À Propos D'une ObservationChapitre 23 sur 24 · INDICATIONS RESPECTIVES DES METHODES CHIRURGICALES ET RADIOTHERAPIQUES · texte numérisé non relu

INDICATIONS RESPECTIVES DES METHODES CHIRURGICALES ET RADIOTHERAPIQUES

Pour d’OElsnitz le traitement radiothérapique пе répond qu'à des indications très limitées, s'adressant surtout aux cas ou un acte chirurgical est jugé impossible ou bien à ceux où l'absence de toute réaction clinique n’autorise pas semblab'e décision. En dehors de ces éventualités le traitement des accidents imputables à l’hypertrophie du thymus est resté chirurgical ». Même tendance à intervenir chirurgicalement chez Veau et Olivier. Ge dernier déclare que « le seul traitement de l'hypertrophie du thymus, véritablement actif préventif et curatif, est le traitement chirurgical ». Ils font observer la bénignité qui en résulte; et surtout la suppression complète de tout nouvel accès paroxystique. Qui nous dit, déclarent-ils, qu'il ne va pas se produire une nouvelle crise que vous ne pourrez prévenir, et qui, plus grave que les précédentes, va emporter le malade?

Dans les cas modérés vous êtes toujours sous le coup d'une issue fatale. Dans les cas graves, il n’y а pas une minute à perdre, donc dans tous les cas il faut opérer.

Les partisans de la radiothérapie déclarent qu'ils abandonnent aux chirurgiens, les cas d'extrême urgence. La vie est en danger, seul le bistouri amènera un soulagement immédiat. Mais ces cas sont très rares, exceptionnels. La plupart du temps la crise est passée lorsqu'on opère de sorte que même dans les cas sérieux on peut

De

tenter la Roentgenisation. Nous avons vu que son action était rapide, se faisait des les premiéres 24 heures. Et aux conclusions de Veau et Olivier, les radiologistes opposent celles de Régaud et Crémieu (Lyon chirurgical, 1° mai 1912) : à

« Dans les formes continues, diagnostiquées en dehors de tout paroxysme, dans certaines formes frustes où grâce à un certain nombre de « petits signes d’hypertrophie thymique », on parvient, au milieu d’un tableau clinique très incomplet, à poser un diagnostic que la radiographie viendra confirmer, indication formelle de la radiothérapie à dose fragmentée.

« Dans les paroxysmes sans danger immédiat, dose massive pouvant amener la sédation en 48 heures.

« Les formes suraiguës seules restent non justiciables des rayons X ».

Pour nous, il nous apparaît qu'il appartiendra au thérapeute de choisir le traitement préférable pour chaque cas. H devra être très éclectique.

Evidemment il n’hésitera pas en présence d'un enfant qui asphyxie et dont l’état nécessite un traitement énergique d'urgence, Mais s’il peut attendre, s’il n’y a aucun péril immédiat, il pourra tenter la radiothérapie en se tenant prêt à intervenir chirurgicalement à la première alerte. |

Се qui а motivé intervention dans notre cas, c’est que la situation pouvait devenir grave d'un moment à l’autre. Une intervention rapide était nécessaire. Dans des cas semblables, nous croyons que le bistouri doit armer la main du chirurgien. Nous connaissons les fautes à éviter; le résultat obtenu sera donc celui que nous sommes en droit d'attendre. Mais si nous

n'avions pas été talonnés par l’asphyxie menaçante, nul doute que nous n’eussions tenté la radiothérapie.

La radiothérapie a ce grand avantage d’étre trés facilement acceptée par les parents qui craindront toujours, et, somme toute à juste titre, une opération sanglante.

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