Premier Congrès international, ip
2. Il va sans dire qu'en citant M. le docteur Von Schrencknotzing, je n'entends nullement approuver les suggestions qu'il raconte avoir données à quelques-uns de ses malades.
chez M. Liéljeault im exemple frappant. M. D... étant grand fumeur et en même temps grand buveur de bière, ce qui va souvent ensemble, et cela à un tel degré que sa santé en était réellement compromise et inquiétait sa famille, M. Liébeault l'hypnotisa et lui suggéra pendant son sommeil qu'il ne fumerait plus et ne boirait plus de bière ; il lui traça en un mot tout un programme hygiénique qui, suivi docilement par le sujet, amena un résultat excellent, que toutes les exhortations de la famille et la volonté même de M. D... avaient été impuissantes à obtenir. Quelques séances d'hypnotisation et la suggestion avaient suffi '. »
M. Beaunis ajoute : « Le même effet fut obtenu par le même moyen sur un médecin, très distingué d'ailleurs, . mais trop adonné à l'alcool : chez lui aussi quelques séances suffirent ; mais, au bout de trois mois, il retomba dans ses habitudes d'intempérance, et je ne sais s'il a de nouveau eu recours au docteur Liébeault -. »
A ces récits il faut joindre le témoignage suivant de ^L le docteur Forel. Après avoir raconté ses insuccès hypnotiques auprès des aliénés, il poursuit : a Au contraire, j'ai obtenu d'excellents résultats durables sur les alcooliques (non pas pendant le delirium tremens, mais après), en leur suggérant l'horreur des boissons alcooliques, l'abstinence totale de ces boissons pour toute leur vie, et leur incorporation à une société d'abstinence totale. Cette dernière leur procure de vi'aiment bons