‹ L'hypnotisme francChapitre 22 sur 240 · A. Moll, Der Hypnotismus, p · texte numérisé non relu

A. Moll, Der Hypnotismus, p

2. !M. Henri Nizet écrit avec raison {l'Eypnotîi-me, étude critiqucj 2*édit.,p. 38) : (( Un grand mouvement se manifeste actuellement dans le monde scientifique en faveur de l'École de Nancy. )) Mais M, Delbœuf ne va-t-il pas trop loin quand il écrit (ibid.j : (( En dehors de Paris, le conflit est jugé. L'École de la Salpêtrière a vécu. » M. Charcot a encore des partisans hors de Paris. Je n'en veux donner pour preuve que ce témoignage d'un vrai savant, M. le D' Grasset, de Montpellier : « Je me rallie, pour ma part, à la conclusion actuelle de la Salpêtrière : je-ne crois pas que tous les sujets hypnotisables soient des hystériques, mais... les sujets hypnotisables sont toujours des nerveux, des névrosés, en état ou en puissance ; ils font partie de la famille névropathique. » Leçons de clinique médicale, p. 280.

52 L'HYPXOTISME FRANC.

des personnes longtemps réfractaires à l'hypnose ont fini par céder. Ainsi, M. Albert Moll nous raconte qu'après quatre-vingts séances sans résultat notable, il est arrivé à si bien endormir une personne qu'il put lui suggérer des hallucinations. Cela n'autorise-t-il pas à croire qu'avec une dépense suffisante de patience et de temps, Ton finirait par endormir n'importe qui, et à reconnaître une sérieuse probabilité à la thèse de M. Forel : «. Tout homme sain d'esprit est naturellement hypnotisable à un degré ou à un autre. 8i quelqu'un ne peut entrer en hypnose, c'est uniquement le fait de certaines dispositions psychiques accidentelles et passagères '. »

Cette formule, comme on l'aura sans doute remarqué, laisse clairement entendre que si l'aptitude au sommeil hypnotique est universelle, elle est loin d'être égale en tous. De fait, il en est ainsi. Et dès lors on devait naturellement se demander quelles conditions rendent plus apte au sommeil, et dans quelles catégories sociales se rencontrent les sujets les mieux ou les moins bien disposés, sous le rapport de l'hypnose.

Des recherches ont été faites en ce sens. Mais elles sont encore incomplètes. Du reste ces questions étant étrangères au but que nous poursuivons, nous n'avons pas à nous y engager. Qu'il me suffise de dire qu'on est arrivé à établir suffisamment :

V Que l'homme n'est pas sensiblement moins accessible à l'hypnose que la femme -.

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