L'Ipnotismo, p. 14G
notisme, et le poursuit avec une ardeur de logique et de conviction remarquable. Mais, après tout ce qu'il nous a fait entendre, le terrible adversaire n'est encore qu'à la moitié de sa tâche. Affirmer que l'hypnose est un phénomène préternatnrel, ce n'est pas assez dire. Il faut préciser, et établir à quelle sorte de préternaturel appartient le sommeil hypnotique. C'est à quoi le P. Franco va s'apphquer maintenant. Suivons-le.
Un des caractères les plus frappants de l'hypnose, outre celui de se produire en dehors de toutes les causes naturelles, c'est d'être nuisiljle et fatal à la santé.
Braid lui-même fait cet aveu : « L'hypnotisme, dit-il, ne doit pas servir de jouet entre les mains des ignorants qui voudraient satisfaire une vaine curiosité. Dans les cas de tendance à l'apoplexie, quand il y a anévrisme, ou sérieuse affection organique du cœur, on ne doit pas s'en servir, à moins de grande précaution et en vue de diminuer la force et la fréquence de l'action cardiaque *. » Il avait déjà écrit auparavant : « J'ai toujours condamné, dans les termes les plus énergiques, l'usage de ce moyen dans les mains de personnes étrangères à la médecine, que ce fût par curiosité ou même par un sentiment plus élevé et plus charitable, le désir de soulager des malades ; je suis convaincu qu'il ne devrait servir qu'aux médecins seuls-. » Charcot, Paul Richet, Yizioli, Zanardelli, Grasset, Liiys, etc., insistent pareillement sur les dangers de l'hypnotisme.