Réponses à mou questionnaire
314 CHAIMTUE VI.
üciiuKuwicz (de Varsovie). « 11 y a (|uel([ue chose là dedans, mais rien de posiliï pour le moment, lin tout cas, ce sont plutôt des idiosyncrasies sans règle générale. »
Pitres (de Bordeau.x). « ? ».
Mauot (de Paris). « ? ».
Sancdez IIerrero (de Madrid). « Je u’ai obtenu qu’ins accès. »
A. Voisin (de Paris). « Les médicaments n’opèrent pas à distance. »
DuMONTrALLiER (de Paris). « Mes expériences personnelles ont toujours été négatives. »
Beaunis (de Paris). « Je n’y crois pas, cependant je n’ai pas fait d’expériences personnelles à cet égard. »
JoiRE (de Lille). « Je crois que cette action doit être attribuée à la suggestion et au contact. »
Brématjd (de Brest). « Je n’ai rien obtenu; rien que par mon attitude, mon air d’attente, de crainte, de satisfaction, de mécontentement, sans prononcer un mot, j’ai pu empoisonner des sujets endormis, avec de l’eau claire, et constater que la strychnine, l’ipéca restaient sans effet. »
De Jong (de la Haye)i « L’action des médicaments à distance n’existe pas, selon mes expériences; les effets sont des produits de suggestion. »
Lajoie (de Nashua- N ew-Amspire), « Je crois que c’est de la suggestion plus ou moins ouverte. »
Déjerine (de Paris). « C’est de la suggestion. »
G. Ballet (de Paris). « Rien ne le prouve, pas une expérience valable. »
Burot et Luys sont les inventeurs de l’action des médicaments à distance, il ii’y a donc que David et Ocborowicz qui s’en déclarent partisans ; tous les autres auteurs ont répondu négativement, excepté Pitres et Marot qui doutent.
Je ne puis mieux exposer ma manière de voir à ce sujet qu’en reproduisant ce que j’ai dit à la Société des Sciences médicales en juin dernier*.