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DISCUSSIONS ET OPINIONS PERSONNELLES
en mouvement comme s’il priait réellement; j’ai pu également obtenir le sourire en plaçant les mains à la bouche, comme pour envoyer un baiser; la colère en leianant les poings, etc. Mais je n’ai pu arriver à ces résultats que chez les sujets intelligents, comprenant l’attitude qu’on leur imprimait et chez lesquels la position donnée était équivalente à une suggestion verbale. Cette remarque vient à l’appui des idées émises par Brémaud et de Joug.
Les figures 6G et G7 (pl. XXII) représentent une jeune malade à l’état de sommeil; la figure G8 (pl. XXIII) montre son attitude lorsqu’on la met à genoux; la figure G9 représente une autre malade à l’état de veille; sur la figure 70 (pl. XXIY) elle est en somnambulisme les yeux ouverts; on la place à genoux, elle marmotte des prières (fig. 71).
b) Quant à l’influence des changements de physionomie imprimés au sujet par l’électrisation des muscles du visage, je n’ai jamais pu l’observer.
Les Belges sont-ils gens froids comme les Bretons observés par Brémaud? C’est possible. Je crois que la seule condition nécessaire à la réussite de ces expériences, c’est que le sujet comprenne ce qu’on veut obtenir de lui. Lorsqu’en effet j’indi(]uais au sujet, par un simple mot, le résultat que j’attendais, l’attitude s’adaptait immédiatement au jeu de physionomie provoqué.
Je conclus donc que la suggestion par attitudes communiquées et par expressions de physionomie est réalisable, à condition cjiie le sujet comprenne ce qu’on attend de lui.