‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 164 sur 208 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

mcnl, sans expression; jamais le regard dirigé en liant n’a exprimé la joie, dirigé en lias il n’a pas davantage pris une expression de tristesse.

Je n’ai pas non plus réussi îV faire obéir un cataleptiipie par geste ; si je parvenais à faire fixer son regard sur mon doigt, il le regardait stupidement, sans comprendre l’intention.

En somnambulisme il en a été tout autrement et j’ai pu réaliser une foule de suggestions par la vue. La prise du regard n’est autre chose qu’une suggestion de ce genre : on place deux doigts devant les yeux ouverts d’un sujet, il les fixe, il est fasciné, il les suit partout où on les porte ; si on les cache il s’efforce d’ôter ce qui les recouvre et cela souvent avec une impulsivité extraordinaire. C’est qu’il a compris l’ordre de son hypnotiseur, il sait qu’il doit fixer les doigts qu’on lui présente ; d’ailleurs il suffit que la main fascinatrice désigne une personne ou un objet quelconque pour que le regard du sujet s’y attache avec la même ténacité : c’était bien à l’ordre tacite de son hypnotiseur que le sujet obéissait puis([u’un simple geste a suffi pour changer son idée fixe.

Les somnambules obéissent également bien aux ordres par gestes, c’est là une question d’éducation ; on peut les faire lever, s’asseoir, jouer d’un instrument quelconque par un simple signe.

La suggestion par la vue équivaut en somme à la suggestion verbale, le sujet la réalise quand il la comprend.

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