III. — Les substitutions d’enfants
L’hypnotisme peut permettre des substitutions d’enfants ; grâce aux travaux de Mesnet, Auvart, Varnier, D union tpallier, etc., on sait qu’une femme peut accoucher en état de somnambulisme. On comprend que dans ces conditions, il serait très facile de faire des substitutions d’enfants, telles que celle d’un enfant mort à un enfant vivant et inversement. C’est là un point sur lequel Laurent attire l’attention, l’auteur s’étonne que les faiseuses d’anges qui cumulent les fonctions de proxénète, de sage-femme et de somnambule, n’y aient pas encore songé.
Il faut évidemment que l’accouchement se soit passé sans témoins ou que les témoins soient complices; mais il peut arriver que la mère, bien qu’insensible et assoupie, ait tout entendu et s’en rappelle à son réveil, c’est pourquoi les auteurs du délit ne sont jamais absolument certains de l’impunité.