‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 22 sur 208 · Binet et Féré, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Binet et Féré, loc. cit., p

CIIAIMTIIE II.

« 6“ Nos expériences, faites pendant le sonnnambulisme, se relient logiquement à celles cpii ont été faites pendant la léthargie et la catalepsie; or, dans ces deux derniers états, nous n’avons jamais pu donner de suggestion compliquée à nos sujets.

« Ces motifs nous paraissent démontrer que nous avons obtenu, dans nos recherches, des clfets dus à des esthésiogènes et non à une suggestion inconsciente. »

Ces recherches, faites en 1885 par Jlinet et Féré, furent confirmées en 1887 par Bianchi et von Sommer : d’après ces derniers auteurs, l’application de l’aimant pourrait produire une inversion psychique, de telle sorte que le sujet gai deviendrait triste, l’individu doux deviendrait colérique, etc.

Pitres^ se déclare partisan du transfert ordinaire, mais il ne peut se décider à admettre le transfert par les couronnes aimantées de Luys ni la polarisation psychique. « Des faits aussi étranges, dit-il, ne doivent être acceptés qu’après avoir été soumis à un contrôle sérieux. Il convient d’attendre, avant de croire à leur réalité, qu’ils aient été démontrés par des expériences rigoureuses. »

A l’action des aimants sur les sujets hypnotisés ou hypnotisables se rapporte encore l’étude de l’hypnoscope d’Ochorowicz*: cet auteur, ayant entendu dire qu’un ouvrier ne pouvait travailler à côté d’un électro-aimant, à cause d’un engourdissement dans les jambes que lui procurait le voisinage de cet appareil, fit, à la Faculté de Lemberg, une série d’expériences et en vint à conclure que toutes les personnes hypnotisables sont sensibles à l’aimant.

Se basant sur ces données, Ochorowicz fit construire un petit aimant nickelé et forgé, de la forme d’un tube fendu de 3,4 c. de diamètre sur 5,5 c. de longueur (fig. 20). Pour se servir de cet instrument, on explore tout d’abord la sensibilité de l’index, on introduit alors le doigt de la personne en expérience dans l’aimant privé d’armature, de façon que la face interne du

1. Pitres, Leçons cliniques sur l’hystérie et l’hypnotisme. Paris, 1891, p. 331.

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