‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 27 sur 208 · I- — Suggestions par le sens musculaire · texte numérisé non relu

I- — Suggestions par le sens musculaire

a. L’influence de l’attitude communiquée sur le geste est un des phénomènes caractéristiques de la catalepsie : si l’on donne à un cataleptique une attitude tragique, sa physionomie prend un air dur, ses sourcils se contractent ; si l’on approche les deux mains de la bouche^ comme pour envoyer un baiser, le sourire apparait à ses lèvres. Ou peut ainsi produire l’extase* l’effroi, la colère, etc.

h. Inversement, en donnant à la physionomie une expression quelconque, toujours pendant la catalepsie, le geste correspond immédiatement à cette expression. Pour produire des e.xpressions de physionomie variées, Charcot et Richer ont eu recours au procédé de Duchenne (de Boulogne), ils ont électrisé certains muscles de la face.

Si 1 on électrise faradiquement les deux muscles frontaux, la physionomie prend l’expression de l’étonnement (fig. 21 et 22); cette attitude persiste jusqu’à ce qu’on en imprime une autre au sujet. Il suffit d’abaisser les bras le long du corps pour que la physionomie perde son expression.

CITAPITUB II.

L’excitation du m, 118010. orhiadaire palpébral donne, si le courant est faible, l’expression de la réllexion (lig. 23); si le courant est fort, la physionomie respire la colfîre (lig. 24y.

L’excitation du muscle sourcilier amène l’expression de la douleur (lig. 25 et 20).

L’électrisation du grand zygomatique produit le rire (fig. 27 et 28) ; celle de Véléraleiir commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure provoque le dédain et le mépris (fig. 29 et 30), enfin celle du triangulaire des lèvres amène l’abattement (fig. 31). La fig. 32 représente l’expression obtenue par l’excitation simultanée du frontal et du peaucicr.

D’après Riclier cette expression des passions est plus superficielle que profonde, car il ne se produit aucune modification correspondante de la respiration ni de la circulation, modifications qui se produisent par la suggestion verbale dans le somnambulisme.

D’après Pitres on peut provoquer des suggestions par des sensations musculaires, non seulement pendant la catalepsie, en faradisant les muscles du visage, mais encore pendant la léthargie et pendant le somnambulisme, simplement en excitant mécaniquement ces muscles avec le doigt ou avec un corps dur. Il suffit, pour obtenir ces résultats, que les muscles du sujet soit hyperexcitables.

Pitres place Marie-Louise F. en état cataleptoïde les yeux ouverts; il touche avec deux baguettes de verre les bords externes de sa lèvre inférieure, en dehors et en dessous des angles de la bouche ; le visage devient souriant (fig. 33) et une idée risible nait dans son esprit : « Ah que c est drôle, que c’est drôle 1 »

Il porte une baguette sur la joue gauche, immédiatement en avant de l’opercule de l’oreille, la malade devient attentive, elle élève la main droite en disant : « Chut ! écoutez donc » (fig. 34).

11 applique les baguettes sur les côtés du front, la malade prend un air étonné et dit en souleyant les épaules ; « Après

tout, elle a peut-être raison! » (fig. 35).

11 appuie nue bag’uette sur la joue gauche, au voisinage du nez, la malade respire bruyamment par le nez et fait une

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