Beaunis, Le somnambulisme provoqué, 18b7, p
DOCTIUNES DE l’ÉCOLE DE NANCY.
Dans l’éditioa de 18î)l, si la suggestion pure et simple ue réussit pas, il conseille d’accentuer ou l)ien de dire: « 11 suHit que je touche ce point pour (pi’imuiédiatemeut les yeux s'ouvrent. » « Je u’euiploie jamais, dit-il’, ni frictions, ni insufflation sur les yeux. Le réveil est on ne peut plus facile quand on est bien pénétré de cette vérité que tout est dans la suggestion. »
Beauuis emploie rinsufilatiou sur les yeux, ou la suggestion, suivant le cas.
Par son procédé, Liébault prétend endormir plus des t)/IO des malades.
Voici la statistique de cet auteur eu 1880^ :
Somnambulisme 15,9 "/<,
Sommeil très profond 22,8 7o
Sommeil profond 45,3 7o
Sommeil léger 9,8 “/o
Somnolence 3,2 7«
Total 9G,8 “/o
Voici une autre statistique donnée par cet auteur et comprenant une année entière, depuis le mois d’août 1884 jusqu’au
mois de juillet 1885® :
Somnambulisme 18,7 “/o
Sommeil très profond 8,2 “/o
Sommeil profond 35,9 “/o
Sommeil léger 18,9 "/o
Somnolence 10 “/o
Total 91,7 "/o
On remarque que la proportion des sujets présentant le sommeil très profond diflère sensiblement dans ces deux tableaux; dans le premier, il y en a 22.8 "/o, tlans le second, seulement 8.2 Cela tient en ce qu’en 1880, Liébault plaçait dans cette catégorie tous les sujets qui présentaient l’amnésie