‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 99 sur 208 · Bernheim, loc. cit., 1884, p · texte numérisé non relu

Bernheim, loc. cit., 1884, p

CIIAPITIUÎ 111,

(|iio chez (les individus ayant été hypnotisés antérienreincnt ; cette remarque possède une grande importance an point de vue de notre manière de voir personnelle qui sera exjioséo pins loin.

Ileaunis s’est aussi occupé de l’étiido des suggestions, il a ' montré qu’il y a non seulement, ainsi (pie Hraid, (diarcol , Richer, etc, l’ont prouvé, liaison intime entre un monvemeni, même communiqué, et la [lensée dont ce mouvement est • l’expression (suggestions par attitude), mais encore (pi’il y a I liaison étroite entre l’idée, le désir et les mots qui servent <4 i l’exprimer. Il suggère à un sujet de dire : « Je voudrais bien manger des cerises » ; rentrée chez elle, la somnambule se met I à manger des cerises. C’est que l’expression du désir se confond avec le désir hii-mème ; à l’état ordinaire, celte liaison j ne se ferait pas; « il y a là, dit BeaunisC comme nue influence d’arrêt c|ui s’exerce à l’état normal et qui ne s’exerce plus , à l’état somnandiulicjue. » Quelles sont ces influences d’arrêt?; Sans doute elles résident dans les sensations de toute nature, ' c|ui, à l’état normal, impressionnent les centres nerveux : chez l’hypnotisé ces sensations sont abolies, le champ rester libre à l’activité du groupe cérébral sur lequel on a concentré) la puissance .nerveuse du sujet.

hii suggestion peut porter non seulement sur les sensations t et sur les actes, mais encore sur les passions, les sentiments, le caractère; on peut, selon l’expression de Beaunis, « jouer cle^ l’âme humaine comme on joue d’un instrument. » On peut; même obtenir des modifications persistantes du caractère, on peut égayer un caractère, déraciner des habitudes vicieuses, etc.

Beaunis considère la suggestion à l’état de veille commé se développant grâce à un état spécial du sujet : « cet état n’est ni le sommeil, ni la veille, il se distingue du sommeil parce que le sujet est parfaitement éveillé, qu’il a les yeux ouverts, qu'il est en rapport avec le monde e.xtérieur, qu’il se rappelle parfaitement ce qui se dit ou se fait autour de lui, ainsi que ce qu'il a dit ou fait lui-même. Le souvenir n’est perdu que sur uu^

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