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Chez le malade lui-même, à noter des phénomènes de cystite qui l’obligent à se lever plusieurs fois par nuit pour uriner.
Pas de dépôt purulent dans les urines. Pas de sucre. Albuminurie intermittente. Prostate augmentée de volume.
En 1911, il accuse une baisse de la vue. Il est opéré de cataracte avec iridectomie à l’œil gauche en août 1912.
Les suites opératoires sont satisfaisantes et on avait au bout de trois semaines V — 1/6 + 10 D.
La cicatrice était est restée tout à fait normale en apparence.
Le 17 octobre, apparaissent quelques phénomènes douloureux peu marqués, et surtout la vision est totalement abolie. On constate un léger œdème des paupières et l'écoulement de sécrétions purulentes. La cornée est devenue très trouble ; le liquide de la chambre antérieure est louche et on voit à la partie déclive un léger hypopyon.
Dans la ligne cicatricielle, on voit une ligne jaune purulente, arquée comme la cicatrice et, de cette ligne purulente, partent en stalactites de fines traînées jaunâtres à la face postérieure de la cornée.
On fait des injections sous-conjonctivales de bleu de méthylène tous les jours, pendant une semaine, puis plus espacées pendant cinq autres semaines. La guérison se produit complètement au bout de ce temps-là. Il subsiste toutefois, une déformation pupillaire considérable et le malade ne voit plus que difficilement. On remet à plus tard pour pratiquer une iridectomie. B... sort de l’hôpital.
Huit mois plus tard, le 22 Juin 1913, le malade revient à la Clinique pour être opéré de la cataracte à l'œil droit suivant les conseils qui lui avaient été donnés précédemment.
On constate alors dans l'œil à opérer la présence d’un hypopyon avec, sur la cornée, une légère ulcération. B... n'avait le souvenir d'aucun traumatisme.
L'œil était douloureux et occasionnait au malade de
violents maux de tête. La vision était nulle tant à cause de l’opacité du cristallin qu’à cause de l’irido-cyclite surajoutée.
Hypotonie très accusée.
Malgré des soins assidus pendant quatre mois, on n'arrive pas à lutter efficacement contre cette inflammation de l'œil droit, pour pratiquer l'extraction du cristallin. L'hypotonie s’accentue, et on assiste à une atrophie oculaire.
Pendant ce temps-là, l’état de l'œil gauche, autrefois opéré, puis soigné secondairement pour irido-cyclite tardive, n'a pas empiré mais ne s’est pas non plus amélioré.
Le malade a du larmoiement, de la conjonctivite chronique, et le matin ses paupières sont collées l’une à l’autre. Il ne souffre plus. VO G—Q.
On a l'impression que si on parvient à lutter efficacement contre cette infection tenace, on pourra un jour rendre un peu de vision à cet œil droit en pratiquant une iridectomie.
Nous avons, dans cette observation, l'exemple d’un cas difficile à élucider.
Le malade présentait, à coup sûr, un état de réceptivité spécial vis-à-vis de l'infection, puisqu'il fait une irido-cyclite une première fois sur l'œil opéré puis une deuxième fois sur l’œil droit qui n'avait encore supporté aucune intervention.
Son passé pathologique oculaire ne présente rien qui puisse nous expliquer le fait, en particulier pas de dacryocystite. Nous nous demandons alors s1 les phénomènes de cystite légère qu’il accusait ne sont pas le fait d’une infection atténuée de son appareil urinaire et si le point de départ de ces irido-cyclites ne se trouve pas là.