FES
ot
réaction de la pupille. Pas de relâchement des sphincters ni de fatigue; comme on ne se trouvait pas en présence de l’épilepsie, on recherche l’hystérie.
La sensibilité à la douleur est abolie sur toute la surface cutanée, même pour le passage de l'électricité, la pression modérée des testicules, la torsion des membres. Un peu d’anesthésie de la conjonctive et de la membrane pituitaire.
Sensibilité à la température abolie.
Sensibilité tactile très émoussée.
Sens musculaire perverti.
Organes des sens. — Odorat et goût un peu troublés. Le champ visuel est rétréci surtout à droite, le cercle rouge est en dedans du cercle bleu. Le réflexe pharyngien a disparu, le réflexe plantaire conservé à la piqûre profonde.
L'état des forces est intact.
L’on ramène un peu de sensibilité. Pas de zones hystérogènes.
A présenté dans une dernière attaque le phénomène de l’arc de cercle; a été réformé pour hystéro-épilepsie.
Observation VI.
Ainsi que la suivante, tirée de Duponchel (Hyst. de l'armée).
Jeune soldat, tonnelier avant sont entrée au corps.
À eu le choléra en 1865, sa mère mourut à cette époque de l'épidémie. À 14 ans, fut pendant 2 ans sujet à des accès de suffocation qui l’empêchèrent de travailler.
Pendant les grandes manœuvres de 1885, en sonnant de la trompette, tomba sans connaissance, se réveilla à l'hôpital. Depuis, quand il sonne, se sent pris d’une constriction des
at re tempes, se sent près de s’évanouir. Ayant, après une attaque, roulé dans les escaliers, il est envoyé à l'hôpital.
Toute la surface cutanée est anesthésiée avec prédominance de l’insensibilité à droite, de là elle s’étend à la langue ‘et à la conjonctive. Sensibilité électrique, nulle à droite, faible à gauche, sensibilité thermique D Réaction électrique et motilité normales.
Réflexe pharyngien aboli, réflexe plantaire au châtouille-
ment nul, réflexes rotuliens et testiculaires conservés.
L'ouïe diminuée à droite où il a en une otite. Odorat et goût émoussés, cercle bleu en dedans du rouge dans la vision, sens musculaire hésitant.
Observation VIT.
(Duponchel)j
S..., cavalier au 6° hussard, 24 ans, cocher avant d’entrer au service. Pas d’antécédents héréditaires.
À eu dans son enfance la variole, la rougeole et la fièvre typhoïde. Le 8 mai 1884, tombe de cheval, se fracture le -radius droit, perd connaissance et entre à l'hôpital. Il en sort guéri le 2 juillet et est envoyé en congé de convalescence pour faire disparaître la gêne des mouvements résultant de l'appareil. À la gare, il ne peut se servir de sa main. A son retour on l’emploie à des petits travaux. En 1885, on l’envoie à Barèges. À sa sortie, on lui donne comme note: paralysie complète du membre supérieur droit; part sans amélioration.
Au 1% décembre 1885, voici son état Us on l’examine pour hystérie :
Cal à peine perceptible, pas de déformation ni d’atrophie du membre qui est tout à fait flaccide. Jamais n’a eu de contracture, mais tout mouvement volontaire est impossible.