‹ L'Idéalisme social (volume 3)Chapitre 4 sur 43 · IV PRÉFACE · texte numérisé non relu

IV PRÉFACE

croire que celte utilité ne disparaîtra point, même quand la sociologie aura pris son rang dans les sciences. Toujours la pensée s'élancera du connu vers Tinconnu, par les voies du probable et du possible, pour accroître sa connaissance et sa possession du réel. « L'idéalisme est la forme pensée de révolution. »La mort du désir serait un signal de décadence immédiate et de fin prochaine.

Le lecteur trouvera dans cet ouvrage une quantité de pensées, qui sont pour lui de vieilles connaissances. Qu'il ne s'offusque pas de ce manque d'originalité d'un auteur qui, en sa qualité de communiste, n'admet pas la propriété des idées. S'il en a présenté de nouvelles qui vaillent la peine d'être volées, il sera le premier à s'excuser auprès du voleur de n'être pas plus riche, et d'avoir si peu de choèe à laisser prendre.

Pille donc, ô bon voleur inconnu ; pille, si tu y trouves ton compte, celui qui ne craignit pas de piller autrui et l'avoue sans eflronterie comme sans honte. Mais, on t'en avertit ici, si tu t'avisais de transformer ces honnêtes outils de l'esprit en armes perfides contre l'esprit, ce bien désormais mal acquis ne te profiterait point, et ces pages vivantes ne seraient plus entre tes mains que des feuilles sèches où se liraient ta fraude et ta confusion.

Guise, le 8 septembre 1898.

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