‹ L'idée de patrie et l'humanitarismeChapitre 116 sur 331 · Légendes démocratiques du Nord, p · texte numérisé non relu

Légendes démocratiques du Nord, p

par les souvenirs de la fête du 4 mars 1848, où il salua, devant la Madeleine, parmi les drapeaux des nations portés par des députations d'exilés, le grand drapeau de l'Allemagne1 ; il y dénonce, avec un mélange de reconnaissance et de regrets, le joug des « passions littéraires, vraiment fortes, que lui avait inspirées cette grande sœur de la France2 », et l'aveugle hospitalité qu'avait donnée la France, en 1867, aux nations dont la convoitise la guettait3. Soudainement, la révélation avait surgi, balayant l'erreur; et cette révélation avait souffleté les humanitaires, «. fous de croire que les murs, les haies, les barrières qui étaient entre les nations se sont abaissés » ; et elle avait prouvé, sans appel, que « la personnalité croissante sépare, au contraire, de plus en plus, sous certains rapports, et les nations et les individus4 ». Jl y avait, en effet, une personnalité française qui, sous la pression d'an certain humanitarisme,

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