Monde maçonnique, décembre 1871, p
« foyer d'absurdité, de vanité, d'orgueil », dont les loges étrangères devaient craindre le contact1. La loge de Halberstadt2 et la loge de Darmstadt3 expulsaient brutalement des officiers français prisonniers de guerre3, qu'elles avaient un instant accueillis; et l'Assemblée générale des Grands- Maîtres, réunie à Francfort, le jour de la Pentecôte, étudiait le projet d'une confédération des grandes loges d'Allemagne, avec commission permanente à Berlin4. La maçonnerie allemande voulait faire comme la nation allemande, elle voulait s'unifier.
Poliment, fraternellement, la presse maçonnique française multipliait regrets et réserves : mais la Bauhûtte ripostait brutalement à Caubet : « Que nos Frères de France veuillent bien garder leur sagesse pour eux, et soDger à balayer devant leur propre porte5. » Et Caubet, tournant les pages, pouvait lire encore, dans cette même Bauhiitte, ce cruel article :
Vainement la France faisait-elle retentir au loin le cri de détresse : A moi les Enfants de la Veuve ! Personne n'est venu à son secours. Car, là, il n'y avait pas de secours à donner, à moins que ce ne fût avec l'outil pesant, avec