‹ L'idylle vénitienneChapitre 10 sur 39 · DECOUVERTE · texte numérisé non relu

DECOUVERTE

Un instant, pour nouer son voile à sa tête blonde, elle est restée immobile, un genou ployé, le pied droit sur la dernière marche, le gauche dans la gondole.

Au-dessous d'elle, le canal dormait, lisse et clair comme un miroir.

Maintenant, je sais qu'elle est brune et qu'elle se teint les cheveux.

] SONETT1 LUSSURIOSI

— Le vilain livre ! m'a-t-elle dit, en me le rendant, ce matin... Vous aviez raison de ne pas vouloir me le prêter... Je n'en ai lu, d'ailleurs, que les quatre premières lignes. Cela m'a suffi !... Tenez...

reprenez-le, vite ! 1) me brûle les doigts ï

Francesco Marcolini, rival des Aides, l'imprima. Marco- Antonio Raimondi, copiant Giulio Romano, l'orna de seize gravures. Mais quelle bouche, fine et fardée, dessina ce petit arc rose — encore humide — au bas de la dernière page?

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