‹ L'idylle vénitienneChapitre 34 sur 39 · L'HEURE TRISTE · texte numérisé non relu

L'HEURE TRISTE

Le bateau rose du soir, au bout de la mer bleue, s'incline et chavire... Dans la pergola, l'étoile du berger — regarde ! — a l'air d'être un fruit vermeil, suspendu à la clématite...

C'est le moment de pleurer notre

larme quotidienne! Mets ton chapeau...

ouvre tes bras... serre ma tristesse contre ta tristesse... dis : « A demain! A toujours ! A toujours ! »... et, avant de baisser ta voilette, laisse-moi lire, dans tes yeux, — pour que je puisse, cette nuit, quand je serai seul, me la réciter, — une ligne de ton âme... de ta pauvre âme nostalgique et tendre comme un sonnet d'Albert Samain !

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