‹ L'idylle vénitienneChapitre 8 sur 39 · SAGESSE · texte numérisé non relu

SAGESSE

C'était promis... Elle est venue.

je l'attendais, sur le seuil du palazzino, avec une rose à la main et un baiser à la bouche.

— Cara ! Cara purissima miaî

— Je tremble... balbutiait-elle ; voyez... voyez comme je tremble!

Et elle a eu peur de la chaise-longue et s'est assise dans un fauteuil.

Cependant, pour laisser mes doigts trouver, parmi les frisons de sa nuque, le crochet de son tour de cou et dégrafer son corsage, elle a penché sagement la tête. Mais, ensuite, elle s'est mise à rougir, à croiser les jambes, à pleurer...

— Pas encore! suppliait-elle... Non!

Pas aujourd'hui ! Pas encore !

Et, goutte à goutte, un petit ruisseau,

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