‹ L'if de CroisseyChapitre 30 sur 33 · SCENE. XIV · texte numérisé non relu

SCENE. XIV

Les Mèmess, REMI , JOsi:PH, DENISE,

Villaj^'^eois , Villageoises, Soldats.

JOSEPH, voyant Auguste à genoux. Que vois-je!

LUCIEXE. Ah!

REMI, à la canionnade. Arrivez, arrivez, TOUS autres, vive la joie !

CHOEIR.

Air : J'entends la contredanse.

.\u plaisir seul fidèles , Cliantuns tous, mes amis, Rien n'est doux c(*mm' les bell's Et le vin du pays.

REMI. Nous venions vous faire nos adieux mon lieutenant... mais il paraît qu'il y a contrordre...

AUGUSTE. Oui, mon brave Rcmi, je reste.

REMI. Tout est donc connu?., on sait enfin que vous ctes le rcîmplaçant de Joseph.

TOUS. Son remplaçant!

LUCIEXXE. Lui!.. M. Auguste.

PITOIS, toujours sur C échelle. Maudit bavard...

IIEMI. Vous l'ignorez encore?.. Ne vous rappelez-vous plus ce jeune abbé, qui logeait chez vous il y a trois ans?

LUCIEXXE. Eu vérité.

PITOIS, à part. Je l'avais reconnu ù la lorce du poignet.

REMI , à Lucienne. C'est pour vous qu'il a (piitté le froc, ma belle «'ufaut ; il est parti abbé et le voilà oDTieinr.

AUGUSTE, à Lucienne, Vous ne m'aimiez pas dans ce temps-là.

LUCIENNE. Voyez pourtant comme on change.

JOSEPH. Ma foi, ça s'arrange à merveille! Mais oii est donc Pitois... voilà un imj)nd<nl menteur! si; fair<; passer pour mon icmplaeant.

VVYins, d part, s* agitant sur Péchelle, Si je rencontrais un trou de souris, je m'y introdnirai'» avec plaisir.

IlEMI. Allez, le ciel est juste ! et il sera puni... Ap})renez que, dans le temps, il s'est vendu neuf mille fraru s payables à son retour.

PITOIS, d part. Je chancelle.

Rt.Ml. Mais ce qu'on vicut de me dire

L IF DB CROISSKY.

est plus drôle... Le particulier qu'il a remplacé a fait banqueroute et l'on ne sait ce qu'il est devenu.

PITOIS, se laissant glisser le long de Céchelle. Ah ! grand Dieu !

TOUS. Qu'est-ce que c'est (jue ça?

PlTOlS. Rendez-moi moi mes neuf mille francs ou je m'évanouis.

JOSEPH le relevant. Que diable faisais-tu donc là-haut?

PITOIS. Ne m'interrogez pas! c'est une infamie... mais je le poursuivrai le scélérat, il ne sera pas dit que j'aurai servi la France pour le roi de Prusse.

AUGUSTE. Ainsi, Pitois, vous nous écoutiez?

PITOIS. J'ai tout entendu,..

LUCIENXE. Pitois, je ne vous demande pas de me rendre ma lettre.

PITOIS. Votre lettre, Lucienne? vous la trouverez à la même place, où il y a trois ans.

LUCIENNE. C'est bien!., ça suffit...

PITOIS, « parL Va donc... épouse ton

abbé en demi-solde... je vais aller retrouver la veuve Durand.

CHœUR FINAL.

Air du Châlel.

Vive l'amour, vive les sentiinens, Tous joyeux et cuntens.

Célébrons ces liens charmans ; En fait d'hymen vive les remplaçans ,

Ce sont les meilleurs des amans.

LUCIENNE , au public.

Air nouveau de M. Ch. Tolbecque.

Pour que mon bonheur en ménage, Messieurs, soit complet aujourd'hui, Il est encore un autre gage , Que de vous je réclame ici; Oui 1 ce bonheur que je désire , Grâce à vous tous s'accomplira , Si chaque soir vous ^ enez dire , Moi , je suis là !

Moi , je suis là.

CHOBUK.

Vive l'amour, etc.

aller

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