M’ATTAQUE DE QUÉBEC PAR LES BOSTONNAIS
Parlant de l’invasion du Canada par les Américains en 1775, voici comment s’exprime Badbaux, page 182 :
. “Montgomery ne trouvant aucun moyen pour entrer dans la ville de Québec, forma l’escalade, le premier jour de l’année, mille sept cent soixante seize, (1776) à 4 heures du matin.
(Ce n’est pas le premier janvier 1776, mais bien le 31 décembre 1775 que cette tentative eut lieu et fut repoussée.
M. \ iger appuie de l’autorité de son nom, cette correction qu’il signe en déclarant qu’elle est exacte, mais tous les succès qu’il en a retirés, c’est d’aller dans l’autre monde chercher les étraînes de cette nouvelle année accompagné de plusieurs officiers et soldats.
L’on nous rapporte qu’il y a eu 430 prisonniers défaits dans cette action. Les royalistes n’ont perdu que deux hommes.
Parmi les compagnies Miliciens Canadiens, qui prirent les armes à cette occasion, on relève les noms de Joseph Damien premier sergent de la troisième Compagnie et subséquemment, second sergent de la première Compagnie commandée par le Capitaine Jacques Perrat, et qui a fait le service pendant le blocus de Québec, depuis le 14 novembre 1775.
Parmi les autres miliciens dont on relève les noms sur le rôle général de la Milice Canadienne de Québec passée en revue le 11 septembre 1775, nous relevons les noms de Thomas Damien, boucher, dans la huitième Compagnie, Jacques Damien, boucher, Étienne Damien, forgeron, dans la neuvième Compagnie, Ignace Pouliot, dans la première Compagnie, Charles Pouliot.
Ces renseignements sont extraits du Rôle général de la Milice Canadienne de Québec passée en revue le 11 septembre 1775 et du nouveau rôle de la Milice Canadienne qui a fait le service pendant le blocus de Québec, depuis le 14 novembre 1775 et tenu par Gabriel-E. Taschereau, capitaine et aide Major de la Milice.”
L’honorable Juge Taschereau a, en mai 1830, fait cadeau à la Société Littéraire et Historique de Québec de ce document, que l’on retrouve à la septième série des Documents Historiques 1905.”
[Ces documents apportent à une tradition familiale, pieusement conservée, une precieuse confirmation, a 1 effet que les ancêtres maternels de la famille Pouliot auraient pris^ une part glorieuse à la défense de Quebec, lorsque, le 31 décembre Ii75 Montgomery tenta l’assaut, où il trouva la mort.] (1)
Deux plaquettes, l’une sur le Cap Diamant à la barricade Pres-de-Ville, l’autre sur la bâtisse de la Banque Molson, commémorent l’évènement.
Here Stood The Undaunted Fifty Safe Guardi.vg Canada.
Defeating Montgomery OFF THAT PrÈS-DE-ViLLE Barrciade.
OlST THE LAST DAY OF
Guy Carleton
COMMANDING AT QüEBEC.
■.(fl) La grand’mère de l'auteur, Julie Damien, épouse de François de Sales Pouliot était la fille de Jacques Damien mentionné ci-dessus.