‹ L'Ile d'OrléansChapitre 30 sur 44 · À SON PÈRE · texte numérisé non relu

À SON PÈRE

FRANÇOIS GEnEST demeurant à St-Henri de Lévis

1er janvier 1813.

Chers tendres père et mère,

Le devoir sacré cpii me lie aujourd’hui si étroitement à vous, serait un motif plus que suffisant pour que je vins à me transporter auprès de vous, pour vous demander votre bénédiction ; mais la distance des lieux qui nous séparent m’en prive aujourd’hui malgré moi. Néanmoins, J’espère que vous aurez toujours la même amitié pour moi, et que vous n’hésiterez pas à me î’accorder avec autant de zèle et de libéralité que si je vous la demandais en personne, vue l’impossibilité qu’il y a de m’y transporter aujourd’hui. Moi, qui depuis si longtemps désire ardemment vous voir pour vous prouver de vive voix la pureté de mes intentions. Il vous plaira d’embrasser pour moi tous mes petits frères et sœurs, à qui je souhaite de tous mon cœur, toutes sortes de prospérités, je finis, mes chers père et mère, en vous priant de croire que je suis, avec toute l’amitiée la tendresse et le respect possible,

Votre tendre et humiliante fille.

St- Jean, Isle d’Orléans, 1er janvier 1813.

Marie Genest

N. B. — Mon oncle et ma tante Jean-Bte Genest, mon oncle Laurent Genest, ma tante Mauvide, ma cousine Barbe Mercier ainsi que la petite famille jouissent tous ensemble, d’une santé parfaite et se joignent à moi pour vous offrir leurs meilleurs souhaits de bonheur et prospérité pour [l’année nouvellemt les subséquentes.

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