IMPER. DIVI MARCI VESS
CYPRI FELICITER ERECTUM EST NO. MCCCCLXXXVIII. 28 FEBRU.
Cette inscription; gravée suif un beau marbre orné de lions ailés, a été découverte en 1873 ou 1874 dans une
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église de Famagouste, servant aujourd'hui d'écurie aux Turcs. Elle m'avait été envoyée moins complète que ne la donne M. de Cesnola (Cyprus, p. 36. Londres, i876). Il en résulterait que l'érection du drapeau vénitien à Famagouste et par conséquent la prise de possession définitive de l'île de Chypre par la république, aurait eu lieu le 28 février i488. S'il n'y a pas erreur de transcription dans ces quelques lignes, la date y est donnée suivant le style vénitien qui commençait l'année au 1®' mars. Les documents les plus certains, établissent en effet que l'abdication de la reine Catherine Cornaro et la prise de possession vénitienne n'eurent lieu qu'en 1489.
Le jeudi, 26 février, au milieu des fêtes du carnaval, à la fm d'une messe célébrée au palais royal de Famagouste, un étendard aux armes de Venise fut solennellement béni. La reine le prit des mains du prélat officiant, et le remit en signe d'investiture à François de Priuli, capitaine général, qui le fit aussitôt arborer au milieu de la place. (Hist. de Chyp., t. III, p. 394.)
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État des principaux flefs et des terres du domaine royal sous les Français et les Vénitiens.
Les listes suivantes, formées sur Tensemble dés documents concernant Thistoire de Chypre, depuis l'établissement de Guy de Lusignan jusqu*à la fin de Tépoque vénitienne, ne présentent pas le tableau distinct des fiefs et des terres du domaine rojal pour une époque déterminée. Les renseignements historiques ne sont pas assez nombreux pour permettre un semblable travail. D'ailleurs les mutations de domaines entre la propriété féodale et la propriété royale ne durent pas être aussi fréquents qu'on pourrait le croire. Après la translation en Chypre des grands offices et de quelques baronnies du royaume de Jéru* salem, lors de la prise de Saint-Jean d'Acre, en 1291, il avait fallu assurer ou compléter les revenus attachés à ces dignités sur le domaine royal de l'île. On peut croire qu'une fois cette do" tation effectuée, il ne survint plus de grands changements dans l'état des propriétés nobles et royales. Les nomenclatures des règnes de Henri II et de Hugues lY, s'il était possible de les dresser, différeraient peu, croyons-nous, de celle du règne de la reine Charlotte. La concession de nouveaux fiefs territoriaux fut toujours rare; les confiscations, malgré les violences de quelques princes comme Pierre I«', encore plus exceptionnelles. Mais tout changea sous Jacques le Bâtard. Irrité contre les anciennes familles qui étaient restées fidèles à sa sœur, il les frappa presque toutes de confiscations et de persécutions. Catherine Comaro et la république de Venise ne réparèrent qu'une partie des iniquités de ce règne. Il est presque impossible de se reconnaître dans le bouleversement territorial qu'amenèrent les caprices du roi usurpateur, qui réunit au domaine royal ou attribua à de nouveaux propriétîRres la plupart des anciens fiefs.
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