‹ L'île de CubaChapitre 11 sur 54 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

Moyennes de déceaibre. 0"^, 76656 par 22"4 therm. cent.

— — janvier. . 0' , 76809 — 21.2

— —juillet. . . a' , 76453 — 28.5

— —août.. . . 0*, 76123 — 28.8

Le terrible fléau, connu aux colonies sous le nom d'ouragan, se fait sentir à Cuba plus rare-» B^nt que dans les autres Antilles, et l'époque qu'elle redoute le plus est le mois d'octobre^ On a conservé dans le pays le souvenir de plusieurs de ces ouragans, ^t nous aurons occasion d'en dire quelques mots.

L*atmos[Aère de Cuba, comme celui de toute la zone torride, CvSt d'une admirable transparence ; et les jours nuageux et pluvieux de juin, Juillet, août et septembre sont ceux où, quand le ciel s'éclaircit, le rayonnement de la lumière répand dans l'air toutes ses splendeurs. Déjà Charlevoix avait avancé, d'après les mémoires manuscrits du missionnaire Le Pers, qu'à Saint" Domingue « il n'est point rare de voir des éloileg en plein midi, vers le zénith *. » Quoique j'aie une vue que je crois bonne, j'avoue que je n'ai pas remarqué ce curieux phénomène, et j'avais dès lors douté de la réalité du fait ; mais le doute doit cesser devant l'affirmation de MM. de Humboldt et Bonpland qui> le 26 septembre 1800,

I tfMotf» de l'Me Etpagnoh om â$ S(^int--Domif^gue , eÊç. fm \ê p. Pierre-François- Xavier de Charlevoix. Paris, 1730, in-4, 1. 1, p« 11,

frppèâ avoir obso>f é, à éumana, rimmerslofl dtt ^^emièr satellite de Iupile#, purent voir ^fistltfCH (ëmënt la plariète h Ycèil tin, dix^biilt minuteâ 4pi<è^qiie \tt é)d(((i(3 du sMeit était sor Vhot^

Avant de tei^fuiMi* cet^Aftiote, nom ae pcti^ vons nous empêcher de faire connaître au lecteur ces belles et judicieuses lignes de M. Ramon de la Sagra : elles lui donneront une idée plus nette que notre impuissance n'a pu la lui présenter du plus beau climat de la terre :

« Une température élevée, modérée cependant par une évaporation considérable, qui verse dans 1 atmosphère un torrent continuel de vapeurs aqueuses, présente les conditions les plus heureuses pour le développement d'une végétation admirable qui, de son côté, contribue aussi à entretenir Thumidité atmosphérique, base de sa vigoureuse existence. Aussi résulte-t-il de là que, durant toute Tannée, les champs et les forêts de Cuba sont en fleurs; mais le commencement de Tété ou de la saison dans laquelle tombent les pluies semble être le moment où la nature tout entière se transforme en fleurs. Une température qui, à Tair libre.

I Voyage aux Keg. Bquin. du Nouveau-Omiinent , t. IV, liv. IV çliap. X, p. S8.

eàt cMistaiiiiiient entre 24' et 40«, une humidUé i^mosphérique qui n'est pas moins de 80* de rbygromètre, et qni fréquemment atteint le maiimumt accélèrent Tascensioi de la sève el facilitent l'absorptian et le développement des plantes à un degré extraordinaire. »

Caba , tout entière , est sous le commandement suprême d'un Capitaine-Général, résidant à la Havane.

Mais le territoire de Tlle subit des divisions de diverse nature, savoir :

Division Civile et Judiciaire , Militaire, Maritime, Financière^ Ecclésiastique.

Division civile. — En deux provinces , une occidentale ou de la Havane ;

L*autre orientale ou de Cuba.

La ligne qui les divise part de Textrémité S.E. de la baie de Nuevitas, soit une partie du coure

du Jababo le quitte pour se diriger sur la Sevilla, qu'elle longe jusqu'à son embouchure.

En ce qui concerne la justice, dont Tadminis-tration était la principale de ses attributions, cette division a été mod flée. Il y a encore peu d'années , Puerto-Principe était le siège de la Beal Audiencia , et sa juridiction s'étendait sur toute nie. Mais, par une ordonnance royale du 16 juin 1838 , une Audience Royale a été créée dans la métropole, de laquelle relève mainte-nant la province de la Havane, qui n'est autre chose que le département occidental, tandis que PuertorPripcipe est devenu le ^chef-Jieu ,^M^dijciajre d'une province qq'i porte son «om , qt c^ui comprend les départements central et oriental.

Division militaire, — Trpis dépar.tÇWenl%>«

1 . L'occidental , ^qi a «p^ur, lifaij.e. UQe,l^|^ qui suit le cours du rio de la siarra^Morena, du Mayabon, du Hanabana et du Hatt^uanico.

2. Le central, borné à Touest |^ar la ligne que nous venons de tracer , et à liest par une autre ligne qui suit le cours du Cabreras et du JïibsUM).

3. L'oriental s'ét«Qie^j(l4 çet^^ «temière tMniJ^ au cap Maysi. / .... :. r

Ges d^art^mepte »? «uWfivîfepjt ôft s^Jjijns, 4i^rîot» et cnintonst Ch$(4ttp;rdôpar|9|pei|t.9ttii

commandant généraU chaque section, un com^ ipandant d'armes ; chaque district, un juge pédané , qui remplit des ibnctions judiciaires et politiques, malgré leur diiférente nature ; chaque canton a un alguazil de ronde.

Division maritime. — Au point de vue maritime, toute rUe obéit à une comandapcia générale de la marine.

Elle se divise en cinq provinces :

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