XI. LE DIALECTE DE TSONG-MING
Nous venons de signaler en note une des singularités du langage Tsongminois ; ce dialecte parfaitement caractérisé mérite que nous lui consacrions un chapitre spécial.
(1) Quelque rapprochement d'ethnologie ou de linguistique a-t-il servi de base à la conjecture reproduite par cet auteur comme une vérité démontrée? Nous l'ignorons; mais la race de Tsong-ming, quoiqu'elle diffère légèrement du type de Chang-hai, n'a riex qui puisse faire admettre le mélange du sang chinois avec celui d’une autre nation. L’on conçoit que l’influence d’une sélection exercée pendant des siècles entre individus d’une même provenance, ainsi que les conditions climatériques, celles de l'habitat, enfin les durs labeurs de ces défricheurs des «sables», aient pu développer en eux des traits et des énergies que l’on ne retrouve plus dans la race amollie de Chang-hai.
Quant à la langue, ses particularités les plus remarquables, dont plusieurs auraient pu, il cst vrai, dénoter aussi bien une origine-japonaise (par exemple la substitution du son Shi à Si) prouvent seulement l'influence d’un dialècte ancien, dont les formules et les sons eux-mêmes se retrouvent ailleurs en Chine, notamment dans certaines régions du langage
mandarin.