XIV. L'ANCIEN: HAI-MEN
«Vers le milieu du 14° siècle (1341 à 1368), le Kiang menagant «la ville de Hai-men, celle-ci fut transportée une première fois «vers le Nord, dans les campagnes de Li-ngan-hiang (8 4 urba- «nité et tranquillité ). L'arrondissement de Haïi-men se trouva alors «réduit à un espace de 37 li (22 kilom.).»
«Moins de deux siècles après (1506 à 1529), le Fleuve qui em- «piétait chaque jour sur le territoire de Hai-men, obligea d’en «transporter ailleurs !2: chef-lieu. On l’établit à 30 Ii (18 kilom.) «de là, au Nord de Yu-tchong-t‘chang (fà ts ##, Salines du Reste «central), sur le territoire de T‘ong-tcheou.» | «Le Fleuve gagnant toujours, il fallut avant peu d'années,
«reculer encore devant lui. Cette fois, c’est: vers l'Ouest que l’on «chercha le salut : vers le milieu du 16° siècle la sous-préfecture «fut transportée à Kin-cha (& #b, les Sables d’or), à 30 li (18 «kilom.) de l'emplacement précédent.»
«A chacune de ces migrations, le territoire de Hai-men avait «été en diminuant. Cette fois même, il dut recourir aux emprunts «pour continuer de vivre; 7 li pris sur le district de T‘ong-tcheou, «portèrent à 13 kilomètres ses nouvelles dimensions. Malgré ces «étroites limites, le sous-préfet Tchao-king commença en 1555 la «construction de murailles pour protéger la ville des inoursions «des Japonais; il leur donna 3.000 mètres de tour; les remparts «eurent 20 pieds de hauteur, avec des parapets de cinq pieds et «des fossés larges de six pieds. Sur chacune des quatre portes se «dressait un poste d'observation, et des ouvertures pratiquées dans «les murs de la ville donnaient accès aux canaux (1).»
«Enfin, en 1669, la marée emporta la moitié des murailles et «des habitations. Trois ans plus tard, la mer ayant achevé son «œuvre. et anéanti cette cité, l'arrondissement fut supprimé et ses «restes firent retour à T'‘ong-tcheou, sous le nom de Haismen- «hiang (#f), Campagne de Hai-men (2).» |
Telle est l’histoire de l’ancien Hai-men.
L'on remarquera que ce fut sous la dynastie des Yuen, que les terres de cette sous-préfecture furent entraînées par les flots, pour former au-dessous quelques-unes des grandes iles de Tsongming (l'ile du Sud, par ex.), qui naquirent vers cette époque. Nous verrons en outre bientôt que l'ile de Tsong-ming atteignit
(1) Les-dimensions données à cette ville font voir quel sens il faut attribuer aux mesures indiquées pour l'arrondissement: ces dernières évidemment doivent s'entendre non de la périphérie, mais de la plus grande longueur. Cette observation se trouve confirmée par cette autre mention des Chroniques: «La Campagne de Hai-men s encore 5 & (3 kllom.) dans tous les sens.»
(2) Chron. de T‘ong-tcheou. Vol. 2 et 4. D’après les statistiques contenues dans le même ouvrage, la population de Haïi-men était en 1371 de 41.550 habitants; en 1522, de 22.834; en 1532, de 10.832; enfin de 3.788 seulement en 1542. Nous n'avons pas les chiffres du 10° au 13 siècle, époque de la plus grande extension de Hui-men.
son plus grand développement au moment où Hai-men épuisé par ses longues pertes, se voyait enfin dépossédé de son titre de souspréfecture.