CHAPITRE IV
LITIHOIK ET ASCETES.
Exorcismes — Vases riliicls ;i la croix — Cnractrros Cruciformes ot autres — La croix dans li» sysiènu* inonclaire chinois — Galons avec fy.
Nous avons dit : le J^ contient implicitement, et comme partie principale, un signe géométrique qui est la croix +. A diverses reprises, des auteurs, des voyageurs, des missionnaires, ont donc émis cette opinion que, dans un grand nombre de cas, le rt employé symboliquement, n'est peut-être que le signe dégénéré de la croix; et que par contre, la croix, reconnue sur d'autres monuments relativement modernes, ou signalée sur plusieurs objets d'art ou de culte, peut n'être aussi qu'un flJ mal interprété, incomplet, ou intentionnellement transformé.
Au témoignage du P. de Prémare (1) dans l'ancien livre Tc/ieou-h' J5 H, il 8*agit de chasser le malin esprit. «Si tu veux, dit le texte, te délivrer de lui, prends deux morceaux de bois, place-les en forme de Croix au moyen de l'ivoire ; puis jette-la dans l'eau, et le malin esprit ne pourra plus te nuire». L'auteur de cette citation fait remarquer que, par ce rite d'incantation ou d*exorcisme, on atteignait, d'après les commentateurs chinois, les quatre points cardinaux: le Nord et le Sud, par le trait vertical,
(1) VeHiges des principaux dtgnics chrétien»... (Canton. 1725). Edité puur la première fois par lionnctty et Perny 1878. p. 2 17. — Nous n'avons giinîe d'accei>ter aveaglément toate3 les conclusion^, tous les rapprochcniunts, ni même toutes les traductions de l'érudii auteur, dont les desiderata^ en ces mutières, sont bien connus.
Une bienveillante collaboration nous vaut la bonne fortune de pouvoir offrir au lecteur (Cf. p. 2^)9), une discussion consciencieuse b-propos d*un prétendu texte nous révélant que Hoang-tiy Tun des plus anciens personnages de Tliistoire, aurait "joint ensemble deax morceaux de bois en forme de croix, afin «l'honorer le Très-haut". Bien que la réfutation de ce fragment ait déjà occupé h\ critique, celle-ci reconnaîtra que le R. P. Havret n*a pas pris une peine superflue en nous communiquant le fruit de ses recherches sur ce point.
Le texte allégué, extrait des Annales de philos, chrétienne 'XII. p. 4.^8; avait motivé cette réplique de Ms» de Harlez : «Le nom mAme de Hotintj'ti ou tout autre nom du mémo souverain est entièrement absent du Shou-kinçj comme du Shi-king, et de tous les anciens livres de la Chine».