‹ L'Ile Ste. Hélène, passé, présent et avenir [microforme]Chapitre 3 sur 58 · CN SE · texte numérisé non relu

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Séduisante naade assise au seuil de l’orde, : Tu naquis en ces jours où Cybèle féconde, LL Aux caresses du ciel livrant son large sein, D'un nouvel univers concevait le dessein.

Comme an joyau de prix l’opulente Nature Hi.

Jeta . sur tes attraits une verte ceinture ; . Et, “ep is, fière, chaste, en ces atours nouveaux, Tu iuires ta beauté dans le cristal des eaux.

Quand l'horizon s’empourpreaux baisers del’Aurore, Que st shaque brin d’herbe un rubis trembletant Réfléchir ta splendeur de l’azur éclatant,

Par un matir, de Mai queîles grâces sauvages, \h Quels agrestes parfums exhalent tes rivages | | Et comme ivre d’orgueil, à ton réveil jaloux,

Le St. Laurent t'étreint de ses bras forts et doux !

ve a II : Aux- SSURres rumeurs que le jour fait éclore,

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A l'Ile Ste. Hélène.

Vienne la canicule, aimable encharteresse,

: Vers tes sentiers fleuris tout Montréal s’empresse, A l’heure où du zénith le brutal Messidor

J Aux blonds épis des blés lance ses flèches d’or.

| En tes halliers discrets où chuchote la brise,

Sur ta grève picrreuse où le flot vert se brise,

À de bruyants pic-nics, aux couples amoureux,

Tu verses la fraîcheur de tes massifs ombreux.

Mais l’Automne est venue, émérite coquette, Maquiller champs et bois des tons de sa palette : Améthiste, topaze, émeraude, saphir,

C'est l’arc-en-ciel mobile au souffle du zéphir. Sous tes bois sans écho, plus d'enfants frais et roses, 7 Plus de joyeux ébats, seuls des rêveurs moroses ;

Te; arbres frissonnants, sur tes gazons jaunis, Voientleursfeuillestomber:les beaux jours sont finils

À. ACHINTRE.

i | Mortréal, 15 Mai 1876.

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