MONTAGNES
Bien que les arrêtes des montagnes qui hérissent l’île Ste. Hélène, soient fortement accentuées, et se détachent en relief sur son sol légèrement ondulé, nous préviendrons le lecteur qu’à leur sommet la colonne barométrique subit péu de variation. Elles n'offrent à leurs pieds ni les riantes vallées des Alpes, ni sur leurs plateaux les pâturages odorants des sierras de Californie; pas plus qu’elles ne renferment, dans leurs gorges, ces fleuves solidifiés qu’on appelle des glaciers.
Comme les Montagnes Rocheuses, elles ne séparent point deux océans; ainsi que les Alleghany, leurs contre-forts ne marquent point l’embouchure de fleuves puissants tels que le Mississippi et le St. Laurent.
Quant à ce qui concerne l’élévation de [l | leurs pics, nous avouerons humble- [|| ment que ie Chimborazo, au Pérou, le
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*# Toutes les hauteurs sont prises à partir du
[ll | niveau du St Laurent.
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Géographie. 67
Chamolari, dans l'Himalaya, 27,000 pieds, humilient quelque peu par leur hauteur, les pitons les plus vertigineux de l’ile Ste. Hélène. A l’instar des Andes, elles ont aussi leurs neiges, qui, sans ecre éternelles, les couvrent de la tête aux pieds pendant cinq mois. En outre, sans laisser échapper de leurs flancs des fleuves tels que l’Amazone et l’Uraguay, elles nourrissent deux rivières.