DÉTROITS
Les détroits sont au nombre de deux : le détroit Bonsecours, entre l’île aux Fraises, et la grève aux Ecrevisses; le détroit d'Hochelaga, entre l’île Ronde et les casernes ; ils ont peu de largeur. Celui de Bonsecours ne ressemble en rien à son confrère des Dardanelles, d’où le navigateur apercoit, en le franchissant, d’un côté les rivages de l’Europe, de l’autre la côte d’Asie.
Quant au détroit d’ÆHochelaga, bien que moins jarge que l’Hellespont, il n’aurait
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Géographie.
point encore vu se renouveler la prouesse de ce jeune grec d’Abydos, Léandre, qui, chaque soir, traversait le détroit à 1s nage, pour aller passer quelques instants avec son amante, Héro, de poétique mémoire.
On assure, cerendant, qu’à l’époque où des régiments anglais de la garnison de Montréal campaient dans l’île, plusieurs excellents nageurs déjouaient, aux premières ombres, la surveillance des «entinelles, et, traversant le détroit, s’en allaient attérir à Hoche'aga, après avoir fait une halte sur l’île Ronde.
Le lendemain, dès l’aube, nos gaillards retournaient dans un canot de louage, aborder sur l’île, d’où ils se glissaient ensuite dans la chambrée.
C’est ainsi que ces braves fils de Mars se servaltent de Neptune pour aller compter fleurette à la belle-sœur de ce dernier.
Inutile d’ajouter qu’on ne rencontre point dans ces détroits les banquises qui encombrent la navigation de Belle-Isle, ou les brouillards de la Manche ; et qu’aucune branche du Gulf stream ne tempère le climat de leurs îles, comme ceia a lieu pour celles du canal ou détroit de Bahama
L'ile Sle. Hélène.