HoKAT., Epist
Ciir in amicorum vitiis tatn cernis iicutum Quam aquila aut serpens Epidaurius?
7. Festus, lac. cit., et en outre : p. 07, s. v° Dracones : Dracones dicti àno to-j oéçfv.z'j^xi, quod est videre; clarissimam enirn dicuntur Iiubere oculorum aciem... ideoquo Aisculupio attribuuntur.
parce que son venin servait parfois de remède ^ On a vu plus haut que le culte véritable rendu par les Grecs et les Romains aux serpents s'explique par les allures mystérieuses de ces reptiles''. Il y en avait à Rome un grand nombre, qui vivaient familièrement dans les maisons^. Nulle part, sans doute, ils n'étaient plus dociles ni mieux dressés que dans le sanctuaire de l'île tibérine. En Grèce, non seulement ils apparaissaient avec Asklépios aux fidèles qui venaient se soumettre à l'incubation, mais encore ils intervenaient, eux aussi, dans les cures et collaboraient à la guérison des malades.. On lit sur l'une des stèles d'Epidaure qu'un homuie atteint d'un ulcère au pied fut guéri pendant son sommeil par un serpent qui vint passer sa langue sur la plaie'*. Aristophane n'est pas moins précis : « Asklépios siffla; à ce signal deux serpents d'une grandeur extraordinaire se sont glissés tout doucement sous le voile de pourpre; je crois qu'ils ont léché les yeAix de Plutus'' ». Alexandre d'Abonotichos déclarait qu'Asklépios avait pris la forme d'un serpent à tête d'homme pour lui rendre la santé. Les chiens servaient aussi d'auxiliaires au dieu et soignaient les plaies comme les serpents'"'. Les stèles d'Epidaure en témoignent : deux enfants, l'un aveugle^, l'autre souffrant d'un ulcère au cou^, furent guéris par la langue d'un chien sacré. Le sculpteur Thrasymède de Paros avait représenté un de ces animaux couché aux pieds de la célèbre statue chryséléphantine d'Asklépios à Epidaure^ : c'était peut-être en souvenir de la chienne qui, d'après une tradition dont Festus et Lactance se sont fait l'écho ^^, aurait nourri Asklépios enfant, au lieu de la
1. Plix., Hist. ?ia/.,XXlX, 4 (22) : Quin et inesse ei remédia mulla cveduntur, ut digeremi/s, et ideo Msculapio dicutur.