‹ L'île tibérine dans l'antiquitéChapitre 150 sur 237 · Pausan., II · texte numérisé non relu

Pausan., II

10. Festus, p. 110. — Lactant., Divin. Insl.it., T, 10 : Tarquilius ait... JEsculapium expositum a venatoriius canino lacté nulrilum.

chèvre que rappelle Paiisanias, Peut-être aussi étaient-ils associés au culte d'Esculape à cause de la sûreté de leur instinct; Elien raconte qu'ils ont, ainsi que les bœufs, les porcs, les chèvres et les serpents, le pressentiment des épidémies ^ Il est bien probable que les serpents et les cbiens de l'de tibérine étaient utilisés par les prêtres comme ceux de la Grèce et prenaient part aux cures.

Les ex-voto. — Les textes littéraires et les inscriptions latines ou, grecques ne sont pas les seuls documents concernant le sanctuaire de l'île qui soient parvenus jusqu'à nous. Il nous reste à examiner un certain nombre de petits monuments figurés qui en proviennent et qui sont conservés maintenant dans les musées de Rome et dans quelques collections particulières : c'étaient des ex-voto offerts à Esculape en témoignage de reconnaissance par les malades qu'il avait guéris.

Usage et rôle des donaria. — L'usage qu'avaient adopté les Romains de déposer des offrandes dans les sanctuaires d'Esculape et des autres divinités guérisseuses venait de la Grèce ~. On faisait aux dieux des promesses et des vœux pour obtenir d'eux la guérison"^. Les fidèles ne se contentaient pas de leur élever des statues auprès de leurs autels ou de rédiger en leur honneur des inscriptions louangeuses. Ils apportaient dévotement au temple dos objets de marbre ou d'argent ou de terre cuite, qui représentaient les dieux eux-mêmes ou les malades ou seulement les parties du corps rappelées à la santé'*. Ceux qui n'avaient pas les moyens de manifester autrement leur gratitude et ({ui ne pouvaient faire les frais d'une inscription ou d'un présent en matière précieuse tenaient à donner tout au moins à leurs divins bienfaiteurs une modeste et grossière

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