G. I. L., VI
l'iLE TIRÉRINE A l'ÉPOQUE IMPÉRIALE 73
entrepôts dans le ([uartier des Caiiabx — membre et patron du collège des mariniers de la Saône {nauta Arari), patron *du collège des seim'i Augiistales à Lngdunum. M. Waltzing estime que cette inscription, à en juger par les titres décernés à Regulianus, n'est pas antérieure au ii' siècle de Tère chrétienne ^ Regulianus n'a donc pas été enterré à l'endroit où son épitaphe a été retrouvée, et celle-ci n'y fut apportée que longtemps après sa mort.
Épitaphes diverses. — Les inscriptions funéraires qu'il nous reste à examiner ne méritent pas qu'on s'y arrête longuement. Elles ne nous donnent aucun renseignement sur l'histoire ni sur la topographie de l'ile tibérine dans l'antiquité. 11 est impossible, en l'absence d'indications chronologiques précises, de faire le départ entre celles qui viennent de tombeaux élevés anciennement à cette place et celles qui viennent d'autres quartiers de Rome et des environs. On a tout lieu de croire, cependant, qu'elles appartiennent pour la plupart à la seconde catégorie.
Quelques épitaphes sont intéressantes par les métiers et professions qui s'v trouvent nommés ; ce sont celles de Sellia Nice, faite par son mariC. Sellius Onesimus, fondeur sur la voie ancrée, /lai uar {m s) de via sac[ra)~ — de Cn. Vergilius Epaphrodicus, maître de chant au sanctuaire de Minerva Medica, magister odariar'ms a Minerva Medica^, — de M. Aurelius Chrjseros, affranchi impérial ^ — de Syntrophus, esclave de la maison impériale, employé à la garde-robe, Cxsaris ve\rna\ a veste'\ — de Cu. Cornélius Capitolinus, faite par son oncle \Sote]nci(s, esclave de la maison impériale et intendant, AHg{Hsti) n^Qstri) ver{na) disp{ensaior)^. Sur les autres on a indiqué simplement le nom et l'âge du défunt et parfois aussi les noms de ses parents : épitaphes d'Aburia Genesis par les soins de son mari L. Saufeius Félix ', d'Antiochus ^, d'Antonius
Walt/.ixg, op. cit., t. H, p. 31