CONCLUSIONS
I. L'occlusion intestinale par calcul biliaire est une affection rare. On l’observe beaucoup plus souvent chez la femme.
IL. Les calculs peuvent passer : {1° par les voies naturelles, c'est exceptionnel ; 2° par fistule cholécysto-intestinale, c’est la règle.
Les fistules vésiculo-duodénales sont les plus fréquentes ; les fistules vésiculo-coliques sont rarement observées.
III, Le moment du passage du calcul dans l'intestin reste généralement inaperçu ; quelquefois, il coïncide avec des phénomènes douloureux de l’hypocondre droit.
IV. Le calcul s'arrête le plus souvent vers la fin du grêle ou à la valvule iléo-cœcale ; quelquefois au-dessus du sphincter anal, rarement dans le côlon, très rarement dans le duodènum.
V. Le mécanisme de l’occlusion s'explique par les dimensions de la pierre et surtout par le spasme de l'intestin qui se tétanise sur elle.
VI. Il existe deux formes d'ilèus biliaire : une forme lente plus souvent observée et une forme aiguë, moins fréquente et plus grave.
VII. Le diagnostic de l’iléus biliaire est le plus souvent impossible, On pourra quelquefois le soupçonner quand le malade accusera un passé lithiasique certain, ce qui est rare.