‹ L'Illinois. Sa position géographique, son etendue, son histoire, ses écoles, ses ressources, son agriculture, et sa grande ville de ChicagoChapitre 36 sur 39 · COMMERCE DE CHICAGO · texte numérisé non relu

COMMERCE DE CHICAGO

Chicago prétend, à bon droit, être le plus grand marché aux grains du monde entier. Cette ville est en train de devenir, si elle ne l'est déjà, le plus grand pour les viandes. Il y est entré en 1877, 2,691,142 barils de farine auxquels il faut ajouter 293,244 barils moulus dans la ville, ce qui donne 2,994,386 barils vendus dans une année seulement; ce total est cependant moindre de 200,000 barils que celui de l'année précédente.

Pendant la même période l'on a amené à Chicago 14,164,515 boisseaux de blé (il en a été reçu autrefois jusqu'à plus de 29,000,000 de boisseaux) ; 47,915,728 boisseaux de maïs, 13,506,773 . boisseaux d'avoine, 1,728,865 boisseaux de seigle, 4,990,379 boisseaux d'orge complètent les données sur la quantités de céréales dont Chicago a été le dépôt l'an dernier. Si l'on y ajoutait le blé avec lequel la farine a été fuite, le total s'élèverait à 94,416,399 boisseaux, soit un tiers de la production totale des États-Unis.

Il a été expédié de Chicago, en 1877, les quantités suivantes de denrées:

Farines .2,482,305 barils.

Maïs 46,361,901 boiss.

Seigle 1,553,375 "

Blé 14,909,160 boiss.

Avoine 12,497,612 "

Orge 4,213,656 "

Ce qui correspond à 90,706,076 boisseaux de céréales de toutes sortes. C'est presque deux fois autant que l'Angleterre en a importé de divers pays en 1876; en d'autres termes, les grains expédiés de Chicago auraient pu approvisionner toute la Grande Bretagne, et il serait resté encore quarante millions de boisseaux pour les autres pays.

Chicago est aussi un des premiers marchés pour le bétail. Il a été reçu aux entrepôts (Union Stock Yards) en 1877, 1,033,151 têtes de bêtes à cornes, 310,840 moutons, 4,190,309 porcs vifs ou tués. Les expéditions se sont élevées à 703,402 bœufs et vaches, 155,355 moutons, et 1,045,869 porcs. Les abattoirs de Chicago sont des établissements gigantesques; son commerce de viande dépasse en importance celui de toute autre ville du monde.

Il s'y est abattu 63,783 bœufs et vaches pendant la saison finissant le 1" mars 1876 ; Tannée suivante l'on a tué et débité 2,933,486 porcs. Durant les mois d'hiver, quelques abattoirs tuent jusqu'à dix mille cochons par jour. Le poids total du porc salé et fumé cet hiver-là est estimé à 1,092,673,295 livres. Plus d'un tiers du porc préparé dans la vallée du Mississipi Test à Chicago.

Voici le tableau des exportations directes de Chicago pour l'Europe

en 1877:

Farines 74,121 barils

Blé 1,954,687 boiss.

Maïs 1,620,575 "

Avoine 27,815 "

Orge 109,623 "

Gruau 33,949 "

Alcool 16,475 barils

Graines pour

semis 1,167,558 livres

Peaux 2,221,641 livres

Cuirs 78,582 livres

Bœuf, porc, langues 55,714 «

Jambon et lard

fumé 385,413 caisses

Saindoux 199,649 "

Beurre et fromage 87,504 "

Conserves de

viandes 255,505 "

Poids total : 309,187 tonnes.

Il se fait depuis 1874 un grand commerce de viande fraîche, expédiée de Chicago pour l'Angleterre sur des navires pourvus de réfrigérants. Du bœuf tué à Chicago est vendu tout frais à Londres, où il est servi sur les tables anglaises sous la forme de filet et de bifteks.

Chicago est maintenant un port d'entrée qui reçoit directement de grandes quantités de marchandises des manufactures d'Europe. Il y été importé en 1877 pour une valeur de 3,264,971 dollars, pour lesquels les droits de douane se sont élevés à 1,448,705 dollars.

Voici quelques données sur le mouvement du port de Chicago en

10,083 bâtiments côtiers naviguant sur les grands lacs et portant ensemble 3,224,844 tonneaux ; 101 vaisseaux étrangers venus de ports étrangers et jaugeant 34,455 tonneaux ; 49 navires américains (14,945 tonneaux) venant de ports étrangers.

Les départs ont été comme suit: pour les lacs, 10,223 navires; vaisseaux étrangers pour ports étrangers, 95 ; bâtiments américains pour l'étranger, 117.

Chicago est aussi un grand entrepôt de bois. L'on y a reçu en 1877, 1,066,452,361 pieds de bois (planches, poutres, etc.), et 546,409,000 bardeaux. Cet approvisionnement provient surtout des forêts du Michigan, du Wisconsin et des autres États autour des lacs ou sur les bords du Mississipi; une grande partie sert à la charpenterie et à la menuiserie; quelquefois même l'on fait des maisons entières de toutes pièces qui se démontent pour être transportées au loin. Il y avait à l'exposition de Paris, en 1867, une maison d'école américaine faite de cette manière à Chicago ; une seconde était exposée à Vienne en 1873.

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