‹ L'illusion de fausse reconnaissanceChapitre 36 sur 94 · Non. — 23. - Ils ne se présentent pas par série · texte numérisé non relu

Non. — 23. - Ils ne se présentent pas par série

1. F. Gregh Mystères- —Rev. Blanche, ih septembre 1896. l' année, t. XI, n* 73, p. 259 et 260. Paris 1876, in-8.

24. - « C’était exactement un vertige. » Dans l’article cité plus haut, M. Gregh disait : « C’est une crise, d’abord mentale, mais qui me bouleverse tout entier, âme et corps » {p. 259) et plus loin.

« C’est horrible. L’angoisse que j’éprouve à ce moment est « indicible ; je me sens devenir fou, et j’en défaille, non inéta « phoriquement, mais littéralement ; ma tête tourne, mon « cœur bat à se rompre, et je tomberais à la renverse si un « bras ami ne me soutenait.

« Je ne sais pas s’il n’y a pas dans mon angoisse les frayeurs « d’une catastrophe métaphysique. Vous connaissez le principe « des indiscernables de Leibnitz ?

« Eh bien, dans les crises, la minute présente est en tous « point semblable à la minute passée. Aujourd’hui, devient « autrefois, une chose est aussi une autre chose. J’ai peut- « être dans ce moment la stupeur foudroyée qu’aurait un « mathématicien en voyant tout à coup 2 et 2 faire 5. A moins « qu’il ne faille voir dans mon vertige le sentiment effroyable « de notre automatisme, la vision trop soudaine de ce qu’il a « de mécanique et de fatal dans l’esprit, la révélation que « nous ne sommes pas libres, que nous ne sommes que de « merveilleux appareils d’horlogerie qui se déroulent, inéluc- « tablement, et qu’en détournant le rouleau, en le mettant à « un point déjà passé, tout recommence de nouveau dans le < même ordre » (p. 263).

M. Gregh nous a affirmé que cette description était exacte et nullement exagérée ; la fausse reconnaissance n’est bien, comme il l’écrivait (p. 260) « que le commencement d’une

série de phénomènes qui accaparent et bouleversent tout son être pendant des minutes entières. »

25, 26 et 27. - « Non. »

28. - « Je pouvais les faire cesser, mais par un effort pénibles dont l’effet s’ajoutait à celui du vertige initial. Cet effort tendait à fixer la date du souvenir, mais je n’y réussissais jamais complètement. Son résultat était de transformer l’impression de reconnaissance identique, en un jugement de ressemblance. »

' D'autre part, M. Gregh avait écrit ceci, dont il nous garantit l’exactitude ; « Le plus souvent, sentant venir la crise, je l’arrête par un effort de volonté en consacrant toute ma pensée sur n’importe quoi, là, devant mes yeux, un livre, une fleur » (p.259).

29 et 30. - Oui, sur A et. sur B. Je sentais, je prévoyais que j’allais faire tel geste, tourner la tête de tel côté, et je le faisais. »

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