DAVID, PERCIER ET FONTAINE. - KRAFFT
DAVID (j. -LOUIS)
Le premier, comme importance et comme talent, est le peintre Louis David (1748-1825), qui fut en quelque sorte le Le Brun de l'Empire.
Premier grand prix de Rome en 1775, il se- lance résolument, à son retour en France, dans le mouvement révolutionnaire. En 1791, il exécute le Serment du Jeu de paume, puis, nommé député à la Convention, il s'attache aux questions purement artistiques et propose d'élever un monument commémoratif du siège de Lille, un monument à la mémoire de Le Pelletier, dont il peint l'assassinat, ainsi que celui de Marat. Puis c'est un monument sur le Pont-Neuf, un plan de fêle nationale en mémoire de la prise de Toulon. Il est chargé de présenter le plan de la fête de l'Être suprême, de peindre l'action héroïque de Rarra, de Yiala. Les Gobelins reproduisent ses tableaux de Le Pelletier et de Marat. Accusé et dénoncé par Le Cointre, il voit ses nombreux élèves adresser une pétition en sa faveur, et il est mis en liberté.
Pour Robespierre et sur sa demande, il dessine un sabre à poignée de
nacre et d'ivoire; pour Billaud-Varennes, il donne le modèle d'un sabre; il est le grand maître des cérémonies de la Révolution, dessine les costumes des directeurs, fait des modèles de cartes à jouer républicaines et devient enfin l'ami de Bonaparte et le peintre de la Distribution des drapeaux et du Couronnement, 11 mourut en exil à Bruxelles en 1825.