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LES FOURCHES CALDINES DES FEMMES QUI AIMENT

Du jardin où il fumait un cigare, le journaliste vit M. de la Baudra\'e pendant le temps que cet insecte mit à traverser la cour; mais ce fut assez pour Lousteau : il lui parut évident que le petit homme avait voulu détruire toutes les espérances que sa mort pouvait inspirer à sa femme. Celte scène si rapide changea beaucoup les secrètes dispositions du journaliste. En fumant un second cigare, Etienne se mit à réfléchir à sa position; la vie en commun qu'il menait avec la baronne de la Baudra^•c lui avait jusqu'à présent coûté tout autant d'argent qu'à elle. Pour se servir d'une expression commerciale, les comptes se balançaient à la i-igueur. Eu égard à son peu de fortune, à la peine avec laquelle il gagnait son argent, Lousteau se regardait moralement comme le créancier. Assurément, l'heure était favorable pour quitter cette femme. Fatigué déjouer depuis environ trois ans une comédie qui ne devient jamais une habitude, il déguisait perpétuellement son ennui. Ce garçon, habitué à ne rien dissimuler, s'imposait au logis un sourire semblable à celui du débiteur devant son créancier. Cette oblio-ation

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lui devenait de jour en jour plus pénible. Jusqu'alors, l'intérêt immense que présentait l'avenir lui avait donné des forces ; mais, quand il vit le petit la Baudraye partant aussi lestement pour les Etats-Unis que s'il s'agissait d'aller à Rouen par le bateau à vapeur, il ne crut plus à l'avenir. Il rentra du jardin dans le salon élégant où Dinah venait de recevoir les adieux de son mari.

— Etienne, dit W" de la Baudraye, sais-tu ce que mon seigneur et maître vient de me proposer? Dans le cas où il me plairait d'habiter Anzy pendant son absence, il a donné ses ordres, et il espère que les bons conseils de manière me décideront à y revenir avec mes enfants...

— Le conseil est excellent, répondit sèchement Lousteau, qui connaissait assez Dinah pour savoir la réponse passionnée qu'elle voulait, et qu'elle mendiait d'ailleurs par un regard.

Ce ton, l'accent, le regard indifîérenl, tout frappa si durement cette femme qui vivait uniquement par son amour, qu'elle laissa couler de ses yeux le long de ses joues deux grosses larmes sans répondre, etLousteau ne s'en aperçut qu'au moment où elle prit son mouchoir pour essuyer ces deux perles de douleur.

— Qu'as-tu, Didinc? reprit-il, atteint au cœur par cette vivacité de sensitive.

— Au moment où je m'applaudissais d'avoir conquis à jamais notre liberté, dit-elle, — au prix de ma fortune ! — en vendant — ce qu'une mère a de plus précieux — ses enfants ! . . . — car il me les prend à l'âge de six ans — et, pour les voir, il faudrait retourner à Sancerrc! — un supplice! — Ah! mon Dieu! qu'ai-jc fait?

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Lousteau se mit aux genoux de Dinah et lui jjaisa les mains en lui prodiguant ses plus caressantes chatteries.

— Tu ne me comprends pas, dit-il. Je méjuge, et ne vaux pas tous ces sacrifices, mon cher ange. Je suis, littérairement parlant, un homme très secondaire. Le jour où je ne pourrai plus faire la parade au bas d'un journal, les entrepreneurs de feuilles publiques me laisseront là comme une vieille pantoufle qu'on jette au coin de la borne. Penses-y! nous autres, danseurs de corde, nous n'avons pas de pension de retraite ! Il se trouverait trop de gens de talent à pensionner, si l'Etat entrait dans cette voie de bienfaisance! J'ai quarante-deux ans, je suis devenu paresseux comme une marmotte. Je le sens : mon amour (Il lui baisa bien tendrement la main) ne peut que te devenir funeste. J'ai vécu, tu le sais, à vingt-deux ans avec Florine; mais ce qui s'excuse au jeune âge, ce qui semble alors, joh, charmant, est déshonorant à quarante ans. Jusqu'à présent, nous avons partagé le fardeau de notre existence, elle n'est pas belle depuis dix-huit mois. Par dévouement pour moi, tu vas mise tout en noir, ce qui ne me fait pas honneur. . .

Dinah fit un de ces magnifiques mouvements d'épaules qui valent tous les discours du monde...

— Oui, dit Etienne en continuant, je le sais, tu sacrifies tout âmes goûts, même ta beauté. Et moi, le cœur usé dans les luttes, l'âme pleine de pressentiments mauvais sur mon avenir, je ne récompense pas ton suave amour par un amour égal. Nous avons été très heureux, sans nuages pendant longtemps... Eh bicn,jene veux pas voir mal finir un si beau poème, ai-je tort?. . .

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M"^ de la Baudraye aimait tant Etienne, que cette sagesse digne de M. de Clagny lui fit plaisir et sécha ses larmes.

— Il m'aime donc pour moi 1 se dit-elle en le regardant avec un sourire dans les yeux.

Après quatre années d'intimité, l'amour de cette femme avait fini par réunir toutes les nuances découvertes par notre esprit d'analyse et que la société moderne a créées ; un des hommes les plus remarquables de ce temps, dont la perte récente afflige encore les lettres, Beyle (Stendhal) les a, le premier, parfaitement caractérisées. Lousteau produisait sur Dinah cette vive commotion, exphcable par le magnétisme, qui met en désarroi les forces de Tàme et du corps, qui détruit tout principe de résistance chez les femmes. Un regard de Lousteau, sa main posée sur celle de Dinah, la rendaient tout obéissance. Une parole douce, un sourire de cet homme, fleurissaient Tâme de cette pauvre femme, émue ou attristée parla caresse ou par la froideur de ses yeux ; lorsqu'elle lui donnait le bras en marchant à son pas, dans la rue ou sur le boulevard, elle était si bien fondue en lui, qu'elle perdait la conscience de son moi. Charmée par l'esprit, magnétisée par les manières de ce garçon, elle ne voyait que de léo-ers défauts dans ses vices. Elle aimait les boufl'ées de cigare que le vent lui apportait du jardin dans la chambre, elle allait les respirer, elle n'en faisait pas une grimace, elle se cachait pour en jouir. Elle haïssait le lil)raire ou le directeur de journal qui refusaient à Lousteau de l'argent en objectant l'énormité des avances déjà faites. Elle allait jusqu'à comprendre que ce bohémien écrivît une

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nouvelle dont le prix était à recevoir au lieu de la donner en payement de l'argent reçu depuis longtemps. Tel est sans doute le véritable amour, il comprend toutes les manières d'aimer : amour de cœur, amour de tête, amourpassion, amour-caprice, amour-goût, selon les définitions de Beyle. Didine aimait tant, qu'en certains moments où son sens critique, si juste, si continuellement exercé depuis son séjour à Paris, lui faisait voir clair dans l'âme de Lousteau, la sensation l'emportait sur la raison, et lui suggérait des excuses.

— Et moi, lui répondit-elle, que suis-je? une femme (jui s'est mise en dehors du monde. Quand je manque à rhonnneur des femmes, pourquoi ne me sacrifierais-tu pas un peu de l'honneur des hommes? Est-ce que nous ne vivons pas en dehors des conventions sociales? Pourquoi ne pas accepter de moi ce que Nathan accepte de Florine? Nous compterons quand nous nous quitterons et tu sais!... la mort seule nous séparera. Ton honneur, Etienne, c'est ma félicité; comme le mien est ma constance et ton bonheur. Si je ne te rends pas heureux, tout est dit. Si je te donne une peine, condamne-moi. Nos dettes sont payées, nous avons dix mille francs de rente, et nous gagnerons bien, à nous deux, huit mille francs par an... Je forai du théâtre! Avec quinze cents francs par mois, ne serons-nous pas aussi riches que les Rothschild? Sois tranquille. Maintenant, j'aurai des toilettes déhcieuses, je te donnerai tous les jours des plaisirs de vanité comme le jour de la première représentation de Nathan...

— Et ta mère, qui va tous les jours ;\ la messe, qui

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veut l'amener un prêtre et te faire renoncer à ton genre dévie?

— Chacun son vice. Tu fumes, elle me prêche, pauvre femme ! mais elle a soin des enfants, elle les mène promener, elle est d'un dévouement absolu, elle m'idolâtre; veux-tu l'empêcher de pleurer?...

— Que dira-t-on de moi?

— Mais nous ne vivons pas pour le monde ! s'écria-t-elle en relevant Etienne et le faisant asseoir près d'elle. D'ailleurs, un jour, nous serons mariés... nous avons pour nous les chances de mer...

— Je n'y pensais pas ! s'écria naïvement Lousteau qui se dit en lui-même : « Il sera toujours temps de rompre au retour du petit la Baudraye. »

A compter de cette journée, Lousteau vécut luxueusement. Dinah pouvait lutter, aux premières rej)résentations, avec les femmes les mieux mises de Paris. Caressé par ce bonheur intérieur, Lousteau jouait avec ses amis, par fatuité, le personnage d'un homme excédé, ennuyé, ruiné par M™^ de la Baudraye.

— Oh! combien j'aimerais l'ami qui me déhvrerait de Dinah! Mais personne n'y réussirait, disait-il, elle m'aime à se jeter par la fenêtre si je le lui disais.

Le journaUste se faisait plaindre, il prenait des précautions contre la jalousie de Dinah quand il acceptait une partie. Enfin, il commettait des infidéhlés sans vergogne. Quand ^L de Clagny, vraiment désespéré de voir Dinah dans une situation si déshonorante, lorsqu'elle pouvait être si riche, si haut placée, et au moment où ses primitives ambitions allaient être accom-

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plies, ari'i\a lui dire : « On vous trompe ! •> elle répondit :

— Je le sais.

Le magistrat resta stupide, 11 retrouva la parole pour faire une observation.

— M'aimez-vous encore ? lui demanda M°** de la Baudraye en l'interrompant au premier mot.

— A me perdre pour vous !... s'écria-t-il en .se dressant sur ses pieds.

Les 3'eux de ce pauvre homme devinrent comme des torches, il trembla comme une feuille, il sentit son larynx immobile, ses cheveux frémirent dans leurs racines, il crut au bonheur d'être pris par son idole comme un venp^eur, et ce pis aller le rendit presque fou de joie.

— De quoi vous étonnez- vous ? lui dit-elle en le faisant rasseoir, voilà comment je Taime.

Le magistrat comprit alors cet argument ad hominem ! Et il eut des larmes dans les yeux, lui qui venait de faire condamner un homme à mort ! La satiété de Lousteau, cet horrible dénoùment du concubinage, s'était trahie en mille petites choses qui sont comme des grains de sable jetés aux vitres du pavillon magique où l'on rêve quand on aime. Ces grains de sable qui deviennent des cailloux, Dinah ne les avait vus que quand ils avaient eu la grosseur d'une pierre. M""* de la Baudraye avait fini par bien juger Lousteau.

— C'est, disait-elle à sa mère, un poète sans aucune défense contre le malheur, lâche par paresse et non par défaut de cœur, un peu trop complaisant i\ la volupté ; enfin, c'est un chat qu'on ne peut pas haïr. Que devien-

drait-il sans moi ? J'ai empêché son mariage, il n'a plus d'avenir. Son talent périrait dans la misère.

— Oh ! ma Dinah ! s'était écriée M""" Piédefer, dans quel enfer vis-tu ?... Quel est le sentiment qui te donnera les forces de persister?...

— Je serai sa mère ! avait-elle dit.

Il est des positions horribles où l'on ne prend de parti qu'au moment où nos amis s'aperçoivent de notre déshonneur. On transige avec soi-même, tant qu'on échappe à un censeur qui vient faire le procureur du roi. M. de Glagny, maladroit comme un patito, venait de se faire le bourreau de Dinah !

— Je serai, pour conserver mon amour, ce que ]M'"^de Pompadour fut pour garder le pouvoir, se dit-elle quand M. de Clagny fut parti.

Cette parole dit assez que son amour devenait lourd à porter, et qu'il allait être un travail au lieu dêtre un plaisir.

QUiVTRIKME PART11-: COMMEiMAIRES SUR L' « ADOLPHE n

DK BKNJAMIN CONSTANT

l NE LUTTE SECRÈTE

Le nouveau rôle adopté par Dinah était horriblement douloureux, mais Lousteau ne le rendit pas facile à jouer, Ouand il voulait sortir après dîner, il jouait de petites scènes d'amitié ravissantes, il disait à Dinah des mots vraiment pleins de tendresse, il prenait sa compagne par la chaîne, et quand il l'en avait meurtrie dans les meurtrissures, le royal ingrat disait : « T'ai-je fait mal ? »

Ces menteuses caresses, ces déguisements eurent quelquefois des suites déshonorantes pour Dinah, qui croyait à des retours de tendresse. Hélas ! la mère cédait avec une honteuse facilité la place à Dichne. Elle se sentit comme un jouet entre les mains de cet homme, et elle finit par se dire : « Eh bien, je veux être son jouet ! » en y tz'ouvant des plaisirs aigus, des jouissances

de damné. Quand cette femme d'un esprit si viril se jeta par la pensée dans la solitude, elle sentit son courage défaillir. Elle préféra les supplices prévus, inévitables de celte intimité féroce, à la privation de jouissances d'autant plus exquises qu'elles naissaient au milieu de remords, de luttes épouvantables avec ellemême, de non qui se changeaient en oui ! Ce fut à tout moment la goutte d'eau saumâtre trouvée dans le désert, bue avec plus de délices que le voyageur n'en éprouvait à savourer- les meilleurs vins à la table d'un prince.

Quand Dinah se disait à minuit : « Rentrera-t-il ? ne rentrera-t-il pas ? » elle ne renaissait qu'au bruit connu des bottes d'Etienne, elle reconnaissait sa manière de sonner. Souvent elle essayait des voluptés comme d'un frein, elle se plaisait à lutter avec ses rivales, à ne leur rien laisser dans ce cœur rassasié. Combien de fois joua-t-elle la tragédie du Dernier jour d'un condamné, se disant : « Demain, nous nous quitterons ! » Et combien de fois un mot, un regard, une caresse empreinte de naïveté la fitelle retomber dans l'amour! Ce fut souvent terrible ! Elle tourna plus d'une fois autour du suicida en tournant autour de ce gazon parisien d'où s'élevaient des fleurs pâles !... Elle n'avait pas, enfin, épuisé l'immense trésor de dévouement et d'amour que les femmes aimantes ont dans le cœur.

Le roman à' Adolphe était sa Bible, elle Tétudiait ; car, par-dessus toutes choses, elle ne voulait pas être EUénore. Elle évita les larmes, se garda de toutes les amertumes si savamment décrites par le critique auquel on doit l'analyse de cette œuvre poignante, et dont la

glose paraissait à Dinah presque supérieure au livre. Aussi relisait-elle souvent le magnifique article du seul critique qu'ait eu la Revue des Deux-Mondes, et qui se trouve en tète de la nouvelle édition d' Adolphe.

« — Xon, se disait-elle en en répétant les fatales paroles, non, je ne donnerai pas à mes prières la forme du commandement, je ne m'empresserai pas aux larmes comme à une vengeance, je ne jugerai pas les actions que j'approuvais autrefois sans contrôle, je n'attacherai point un œil curieux à ses pas ; s'il s'échappe, au retour il ne trouvera pas une bouche impérieuse, dont le baiser soit un ordre sans réplique. Non ! mon silence ne sera pas une plainte, et ma parole ne sera pas une querelle!... » Je ne serai pas vulgaire, se disait-elle en posant sur sa table le petit volume jaune qui déjà lui avait valu ce mot de Lousteau : « Tiens, tu lis Adolphe ! » ?s'eussé-je qu'un jour où il reconnaîtra ma valeur et où il se dira : Jamais la victime n'a crié, » ce serait assez ! D'ailleurs, les autres n'auront que des moments, et, moi, j'aurai toute sa vie !

En se croyant autorisé par la conduite de sa femme à la punir au tribunal domestique, M. de la Baudraye eut la délicatesse de la voler pour achever sa grande entreprise de la mise en culture des douze cents hectares de brandes, à laquelle, depuis 1836, il consacrait ses revenus en vivant comme un rat. 11 manipula si bien les valeurs laissées par M. Silas Piédefcr, qu'il put réduire la liquidation authentique à huit cent mille francs, tout en en rapportant douze cent mille. Il n'annonça point son retour à sa femme ; mais, pendant qu'elle souffrait

des maux inouïs, il bâtissait des fermes, il creusait des fossés, il plantait des arbres, il se livrait à des défrichements audacieux cjui le firent regarder comme un des agronomes les plus distingués du Berry. Les quatre cent mille francs, pris à sa femme, passèrent, en trois ans, à cette opération, et la terre d'Anz}' dut, dans un temps donné, rapporter soixante et douze mille francs de rente, nets d'impôts. Quant aux huit cent mille francs, il en fit emploi en quatre et demi pour cent, à quatre-vingts francs, grâce à la crise financière due au ministère dit du 1®' mars. En procurant ainsi quarante-huit mille francs de rente à sa femme, il se regarda comme quitte envers elle. Ne pouvait-il pas lui représenter les douze cent mille francs, le jour où le quatre et demi dépasserait cent francs ? Son importance ne fut plus primée à Sancerre que par celle du plus riche propriétaire foncier de France, dont il se faisait le rival. Il se voyait cent quarante mille francs de rente, dont quatre-vingtdix en fonds de terre formant son majorât. Après avoir calculé qu'à part ses revenus il payait dix mille francs d'impôts, trois mille francs de frais, dix mille francs à sa femme et douze cents à sa belle-mère, il disait en j)leine Société littéraire :

— On prétend que je suis un avare, que je ne dépense rien, ma dépense monte encore à vingt-six mille cin(| cents francs par an. Et je vais avoir à payer l'éducation de mes deux enfants ! Ça ne fait sans doute pas plaisir aux Milaud de Nevers, mais la seconde maison de la Baudraye aura j)cul-ôtre une carrière aussi belle que celle de la première. J'irai vraiscmhlalilement à Paris,

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