‹ L'imagination: poëmeChapitre 14 sur 14 · PAGE 237 , VERS · texte numérisé non relu

PAGE 237 , VERS

Et VOUS , fiers Mexicains , souillns de plus d'feorrcur, ïreroblez! voici venir PEspagnol en fureur.

Ah qui pourrait compter les meurtres effroyables Qu^exigeaient sur «es b^rds des dieux impitoyables?

'2i54 KdTES

Les Mexicains immolaient les pirisonhiers de giicrre â leurs idoles. Il est possible que les Espagnols les aient calomniés , en écrivant que cette coutume barbare ne se bornait point dans le Mexique au sacrifice des prisonniers ^ mais il parait trop certain qu'elle y était généralement suivie ; '^^ que nulle part ces assassinats pieux ne furent commis en 'plu.*" grand nombre , avec plus de pompe et de férocité.

' a*) PAGE 237 VEâS 18.

Hélas! où sont les temps où d^un rayon de miel y D'un peu de lait , de fruits , on apaisait le ciel !

Ce culte innocent et doux , qui fut celui des patriarches^ dans le * premiers âges du monde , a été perfectionné par ]à religiorl chrétienne , la seule , comme je Fai déjà dit , qui ait banni de la terre ces abominables superstitions qui faisaient ci^uler le> sang humain sur les autels. On accuse l'esprit de là philosophie moderne d'être ennemi du christianisme; cependant cette philosophie , dont le titre lé plus respectable^ est d'avoir quelquefois défendu les droits de Thumaliité , a puisé dans l'Evangile tous ses préceptes de justice , de modération et de bienfaisance universelle , dont elle a voulu faire honneur à la raison; Si le culte le plus noble et le plus pur j le plus digne des regards du ciel et le plus conforme à la dignité de l'homme , a succédé généralement à des pratiques absurdes , barbares ou sacrilèges , c'est à la religion chrétienne que la philosophie en doit l'hommage; et c'jBst ce qui prouve son origine céleste , aux yeux même de cette raison orgueilleuse qui lui doit ses plus sublimes pensées et ses sentiments les plus généreux.

FINi

Page 1